L’intégration des nouvelles technologies dans les arts musicaux est une problématique essentielle de nos jours notamment dans la conception d’instruments de musique ainsi que dans la création musicale. Nous allons donc aborder différents thèmes pour fournir des notions solides permettant d’appréhender la relation entre art et technologie par l’intermédiaire de la musique.

– La musique

La compréhension des bases de la théorie de la musique est importante pour comprendre la relation entre art, dans notre cas la musique, et technologie.

Nous avons tout d’abord abordé le fonctionnement du système de notation musical. La notation se base sur un système de portée, un ensemble de cinq lignes horizontales. Des symboles sont ensuite placés sur ces lignes, la hauteur du symbole correspond à la hauteur de la note et la forme du symbole indique la durée relative de celle-ci par rapport aux autres notes. Le tempo, souvent indiqué en début de partition, fournit l’information sur la vitesse de jeu.

Après ces notions basiques, nous avons expliqué brièvement le concept de nuances ainsi que leur notation. Nous avons aussi mis en exergue les concepts d’ossature et de mélodie ainsi que leur importance en analyse musicale.

Nous avons ensuite appliqué ces notions à quelques unes des 12 variations de « Ah vous dirai-je maman » par Mozart.

– Science et musique

Nous avons ensuite abordé le thème de l’acoustique des salles de concerts ainsi que les principales caractéristiques de celles-ci et leur importance :

  • Temps de réverbération
  • Sensation d’espace sonore (forme,matériaux)
  • Puissance du son
  • Clarté du son

Puis, nous avons étudié les différentes pièces composant un piano numérique et leurs fonctions :

  • Système électrique: reproduction du son – timbre du piano, harmoniques
  • Clavier mécanique: toucher dynamique – touche lesté et double échappement
  • Amplificateur/ prises casques
  • Interface MIDI: enregistrement et traitement

Enfin, nous avons abordé les bases de la numérisation sonore et mis en relief les avantages et inconvénients que présentent les instruments numériques.

– La musique de nos jours

Dans cette dernière partie, les différences de perception entre les oeuvres diffusées par voie numérique et les oeuvres écoutées en salle de concert ont été évoquées. Parmi ces différences, l’acoustique des salles de concert, l’interaction artiste-public et les différences de représentation sont parmi les principales. La question de la perte de qualité par numérisation a aussi été soulevée.

Nous avons ainsi réalisé une analyse de la vidéo de Jarrod Radnich, un pianiste se produisant principalement sur Youtube, qui nous interprète « Pirates of the Caribbean » ce pour illustrer ces différentes notions. L’utilisation des technologies au service de la musique sublime ici une performance d’une qualité déjà impressionante.

Dans toutes les pratiques musicales, y compris celles qui se caractérisent par l’utilisation des nouvelles technologies telles l’électronique ou l’informatique, le geste reste une action sans laquelle le son ne pourrait exister.

On se pose aussi la question de la valeur de l’oeuvre musicale selon les différences dans les supports de diffusion et les moyens de productions utlisés. La technologie a ouvert la porte à de nouveaux moyens de production musicale. Cependant, on remarque que le geste de l’artiste reste essentiel à la production du son.

Orchestre d’une personne : cliquer sur l’image pour plus de détails

L’évolution de la technologie a des conséquences dans le domaine de l’art et la réciproque est tout aussi vraie. La science et l’art sont deux domaines qui s’alimentent mutuellement. Dans le contexte de la musique, Musique et Technologie sont deux domaines qui co-existent et se co-constituent.

QUACH Maurice, JU Di, SOH Yoann

Drawing with my eyes


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Introduction :

Pour traiter cette problématique nous nous sommes concentrés sur une œuvre en particulier. Cette œuvre crée par Graham Fink a été présentée lors d’une exposition à Londres du 9 mars au 21 mars dans la galerie Riflemaker à Londres et s’intitule « Drawing with my eyes ». L’exposition le met en scène devant un ordinateur et regardant fixement l’écran blanc. Il va alors dessiner des visages sans utiliser ses mains ni un quelconque instrument mais avec comme seul outil ses yeux. Au fur et à mesure qu’il dirige ses yeux sur l’écran des lignes apparaissent. Ceci est possible grâce à un logiciel et à une machine spécifiquement. Ce matériel utilise une technique nommée l’ «eye-tracking» qui permet de suivre les mouvements des yeux de n’importe quelle personne.

Nous avons découvert cette œuvre par hasard sur internet, et nous avons de suite trouvé cette exposition étonnante et très innovante. Nous l’avons choisi car elle lie l’art et la technologie et donc correspond parfaitement au thème de la matière AR03. Nous nous sommes demandé dans un premier temps comment il était possible de faire de l’art uniquement grâce à ces yeux mais aussi d’où venait son aspiration.

Lien vers la video : https://www.youtube.com/watch?v=7ApFzumPQEQ

  • Qui est Graham Fink ?

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Graham Fink est l’un des créateurs les plus respecté et récompensé. Il travail essentiellement dans la photographie, les films et la peinture.

Son parcours :

Il fut premièrement directeur artistique chez CDP. Pour obtenir ce poste, il est venu à l’entretien habillé comme un vieil homme car il savait que CDP ne voulait pas prendre de créateur trop jeune.

Il fut ensuite directeur adjoint de Creative à l’or Greenlees Trott, et chef de groupe chez Saatchi & Saatchi et WCRS

Puis directeur exécutif de la création chez M & C Saatchi à Londres. En 1995, il a commencé à diriger des publicités télévisées et des clips dans la société de film de Paul Weiland. Il a travaillé de cette manière à Londres pendant plusieurs années.

ll est devenu le plus jeune président de D & AD (Conception et Association des directeurs d’art) en 1996. Il a ensuite été voté dans D & ‘le livre de Direction artistique’ AD représentant les 28 meilleurs directeurs artistiques de tous les temps.

Depuis Avril 2011 Graham Fink est un artiste multimédia et chef de la création à l’agence de publicité Ogilvy & Mather Chine.

Il est l’un des créateurs les plus primés au monde. Il a remporté des prix au Festival de Cannes, D & AD, One Show, BAFTA, Clio de, LIAA, BTAA, Creative Circle, Mobius, Eurobest, Epica…

En 2012 il remporte l’Ogilvy Asie pour la première fois au Grand Prix de Cannes.

En 2001, il créé thefinktank, une compagnie de production conceptuelle.

En 2014, il fit sa première exposition personnelle de photographies à la Foire d’Art de Shangai. Puis en 2015, il dévoila sa deuxième exposition à Londres « dessiner avec mes yeux » celle-ci liant l’innovation actuelle à la pensée cognitive et à la création d’images

Ses photographies récompensés par les award ont été utilisé dans de nombreuses campagnes publicitaires, y compris pour les affiches «blood» et « Mental Wealth » de PlayStation. Il a également réalisé un court-métrage (Z) pour le millénaire.

Sans titre3Sa personnalitée :

En tant enfant, il a toujours été préoccupé par les visages. Il les voyait dans nuages, les pierres, le feu et dans les fissures dans les murs et le béton. Il pense que les visages sont les choses que nous regardons le plus au monde. Il s’ai alors demandé s’il était possible de les mettre sur le papier ou la toile d’une manière complètement nouvelle et intéressante.

Il a rencontré quelques sociétés de recherches qui se spécialisaient dans l’eye-tracking pour des publicités, celle ci observaient si les personnes regardaient les titres d’abord ou le corp du texte ou encore l’image. L’eye-tracking consiste à dépister la ligne du mouvement oculaire pour le visualiser ensuite sur l’écran d’un ordinateur. Ainsi ces images émergent directement de la manière dont les personnes regardent quelque chose. Il a alors eu l’idée d’employer cette technologie pour créer des images et plus particulièrement des visages. Cette réflexion l’a ensuite conduit à dessiner avec ses propres yeux.

  • Quelle technologie est utilisée pour Drawing with my eyes?

C’est une technologie dite d’ « eye tracking ». Le point (à 1 cm près) que Graham Fink fixe est reperé par l’enregistrement de rayons réflechis par ses pupilles. Une source de lumière infra-rouge et des caméras sont utilisées. La collaboration entre Graham Fink et l’entreprise Tobii Technology a permis d’optimisé les réglages et le programme correcteur pour atteindre une très bonne fiabilité.

Un utilisateur lambda ne parviendra pas à réaliser les mêmes tracés que Graham Fink car il faut une certaine habitude mais surtout parce qu’il n’est pas du tout évident de contrôler ses points de fixations.

Tous les 0,5 ms un point est marqué sur l’écran et relié au point précédent. Evidement l’artiste aurait pu décider d’avoir des options supplémentaires comme différentes épaisseur de traits ou des couleurs, mais il souhaitait un travail brut.

Il s’impose d’ailleurs une règle de jeu qui ajoute à son travail une vrai notion de performance : pas de pause, un trait continue, pas de retouche en post production.

Utiliser cette technologie il y a quelques années n’aurait pas permis une telle finesse dans le tracé et le travail aurait peut être perdu de l’intérêt. C’est donc bien le progrès de la technologie de l’eye tracking (aussi connu dans d’autres applications commerciales) qui a motivé le travail de Graham Fink.

Il est ainsi important de souligner le travail préparatoire de plusieurs mois sur l’optimisation du médium qu’est l’eye tracking.

  • Pourquoi avoir fait Drawing with my eyes? Interprétation de l’œuvre.

Au travers des autres œuvres de l’artiste telles que son Exposition Nomads, ou encore de ces films et interviews nous pouvons voir que le portrait est le principal thème.

En effet, comme il le dit dans plusieurs interviews G. Fink voit des visages partout, et ce depuis l’enfance. Que ce soit dans les fissures des murs, la forme des bâtiments, les nuages ou les arbres, il les appelle même « ses fantômes ». On voit donc que c’est une obsession.

Pour revenir sur Nomads, cette exposition (elle a eu lieu à Londres du 9 au 22 janvier 2014 et à Shanghai du 5 au 7 Septembre) a commencé avec les douze portraits les plus frappants de sa collection de photos. En effet, dans cette exposition il essaye de faire des comparaisons avec des personnalités ou des peintures connues. Comme ici un cardinal, ou encore une peinture.

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Pour revenir à l’œuvre en elle même :Fink dit que si on y pense bien les visages sont ce que l’on regarde le plus dans le monde. Et ce qui lui a donné l’idée de l’eye tracking c’est son professeur. En effet quand il était encore en école d’art, l’un de ses professeurs lui répété toujours qu’il ne regardait pas assez les choses, et après avoir fait Nomads il a eu envie de faire quelque chose de plus pur que toutes ses autres œuvres. Une œuvre venant directement de son subconscient sans outils intermédiaires pour la réaliser. Il a un véritable désir de produire son œuvre sans outils intermédiaires. On voit que c’est une véritable collaboration entre œuvre et technologie

NB : on peut remarquer que les portraits qu’il y a dans ses films ressembles à ceux venant de l’eye tracking.

Liens vers d’autres artiste :

à James Powderly est un artiste qui utilise aussi l’eye tracking.

à The eyeWritter project

à Free Art and Technology (FAT) (eyewriter.org)

Pierre MASSET, Laure LESSOURD, Juliette MARCOULT

Introduction

Les capteurs de mouvements ou motion capture en anglais, permettent d’enregistrer des mouvements et de les restituer en temps réel sur un ordinateur. On les utilise essentiellement dans les jeux vidéo pour les jeux d’action et de guerre où l’on veut des mouvements rapides et fluides. Nous nous sommes intéressées à l’utilisation de ceux-ci dans le cinéma.

  1. Présentation

La première idée de retranscrire les mouvements par des images vient d’Etienne Jules Marey en 1882. Il invente le fusil photographique qui permet de prendre 12 images très rapidement et retranscrire le mouvement sur une image. Dans les années 80, c’est l’armée qui s’empare des capteurs pour l’aviation, puis le médical. Depuis les années 90, les capteurs sont arrivés dans les films de synthèse et les effets spéciaux au cinéma, mais aussi dans les performances artistes comme la danse ou le théâtre.

Il existe 4 types de capteurs :

  • Mécanique
  • Magnétique
  • Optique
  • Gyroscopique

Capteurs mécaniques :

capteur méca

1ère technique mise en place pour enregistrer les mouvements. Ces capteurs nécessitent l’utilisation d’exosquelette.

Avantages Inconvénients
Grande précision pour les rotations des articulations Mouvements limités à cause de l’exosquelette
Capture rapide Nécessite une connexion filaire
Insensible aux facteurs extérieurs – > pas de données perturbées Adaptation de l’exosquelette à chaque utilisation, objet, personne
  Pas d’intéractions possibles entre les personnes et/ou objets
  Déplacements peu précis

Capteurs magnétiques :

Cateur magne

Création d’un champ électromagnétique autour des personnages équipés de capteurs. Ces capteurs sont en réalité des bobines de fils qui interfèrent dans le champ ce qui permet de situé leur position dans le champ.

Avantages Inconvénients
Pas de fils à relier à l’ordinateur Beaucoup d’interférences dans le champ électromagnétique (bout de métal dans les bijoux, élastique à cheveux, plombage…)
Capteurs, donc s’adapte très facilement à tous les personnages La portée des capteurs est très courte donc la surface de mouvement est limitée
  Les mouvements doivent être lents pour être retranscrits
  Les cascades sont impossibles car les capteurs sont trop fragiles

Capteurs Optiques :

Optique

C’est le type de capteur le plus répandu. Il existe deux systèmes de capture :

  • Utilisation de caméra infrarouge et marqueurs : les caméras émettent des rayons infrarouges qui sont réfléchis par les marqueurs, ce qui permet de situer ceux-ci.
  • Utilisation de cellules photosensibles et capteurs : les capteurs émettent des rayons qui sont récupérés par les cellules photosensibles.

PHotosensible

Les deux systèmes de captures ont les mêmes avantages et inconvénients :

Avantages Inconvénients
Méthode très précise Technique la plus cher
Possibilité de faire des mouvements rapides Nécessite beaucoup de matériel (caméra, capteurs, marqueurs, cellules)
Capteurs qui fournissent le meilleur rendu au traitement des données
Possibilité de faire des cascades
Technique sans fils
Technique la moins contraignante pour les acteurs

Capteurs Gyroscopiques et Inertiels :

gyroscopique

Ce sont des capteurs qui récupèrent l’angle et la position, puis ces données sont transmissent à l’aide d’un émetteur à l’ordinateur.

Avantages Inconvénients
Pas d’interférences Moins précis que la technique avec les capteurs optiques
Pas besoin de caméra La portée des capteurs est très courte donc la surface de mouvement est limitée

Performance Capture :

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On utilise plusieurs types de capteurs pour enregistrer simultanément les mouvements et les expressions du visage.

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  1. Avantages du film classique (+inconvénients capteurs)

On parle de films « classiques » lorsque les effets spéciaux ne sont pas réalisés par une technologie numérique qui passerait par des capteurs de mouvement.

 

Le premier avantage du film dit classique est son coût beaucoup moins élevé. Il ne nécessite pas, en effet, toute la technologie numérique qui comprend le matériel (caméras, capteurs, ordinateurs, logiciels de traitements des images et animation 3D, combinaisons spéciales…). Si on prend l’exemple d’une créature fantastique, il est possible de passer par une autre technique que les capteurs (et qui est moins cher) : le maquillage. La réalisation de masques, en silicone ou en mousse par exemple, et de costumes est possible et peut être aussi réaliste que l’animation, voire même plus réaliste puisque le personnage est directement filmé. L’émission américaine Face Off nous apprend plus sur ces techniques : à l’image de Top Chef, une quinzaine de candidats s’affrontent dans une compétition en créant des maquillages spéciaux qui pourraient être utilisés dans des films et sont jugés par des grands noms cinématographiques. On peut voir que la réalisation d’un personnage complet prend une vingtaine d’heure de travail et est ensuite prêt à l’emploi. Il offre l’avantage aux acteurs de mieux visualiser la scène qu’ils sont en train de jouer mais présente l’inconvénient de s’user. Cependant, ils sont très souvent utilisés, encore aujourd’hui et donnent de très bons résultats comme nous pouvons le voir dans « La Planète des Singes » ou encore « Hellboy ».

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Ainsi l’utilisation de la motion capture n’est absolument pas indispensable pour la création de créatures fantastiques ou imaginaires. Il faut cependant noter que le maquillage est une technique qui s’use et qu’il est difficile de faire plusieurs fois un masque identique.

A contrario, la motion capture demande plus de préparation et de moyen. Elle nécessite de bien préparer la séance (optimisation du coût) : il faut préparer la liste des mouvements, la connaître et la maîtriser parfaitement (chaque mouvement préalablement défini permet de placer les caméras de sorte que les capteurs/marqueurs soient tous détectés : facilite l’animation). Cela nécessite aussi de préparer à l’avance les programmes et de répertorier les fichiers par mouvements.

Les acteurs doivent avoir de l’expérience, le jeu passe essentiellement par le langage corporel, ce qui est très difficile. Ils doivent aussi se représenter la scène en étant sur un plateau vide, les animations ne sont rajoutées que par la suite. On peut citer Andy Serkys qui joue Gollum dans « le Seigneur des Anneaux », dont la performance a longuement été saluée, ou encore sur le tournage de Pirates Des Caraïbes où Davy Jones étrangle un homme avec ses tentacules, les mouvements du visage sont récupérés par motion capture et les tentacules incrustées ensuite. L’action semble difficile pour eux à 1ère vue puisqu’ils doivent jouer une scène entièrement dans le « vide », mais le rendu est très bon.

Davy

De plus, le matériel n’est pas toujours agréable à porter, les marqueurs disposés sur le visage peuvent tomber (bien qu’aujourd’hui, les points sont directement peints sur l’acteur), il peut être lourd et entrave les mouvements des acteurs, ce qui donne un jeu moins authentique.

La recherche est axée pour améliorer les systèmes de tenues légères, maniables et dont le rendu est très bon.

  • Avantages film avec capteurs

L’un des premiers avantages des films utilisant la motion capture est sa rapidité. Cette technique est effectivement plus rapide que l’animation 3D totale, grâce aux ordinateurs et aux logiciels qui sont capables de modéliser l’animation en temps réel. Aussi, une journée de tournage correspond globalement à une journée pour l’animation jusqu’au rendu final. Comme tous les mouvements sont déjà enregistrés, il ne reste qu’aux animateurs à ajouter le squelette externe et toutes les textures (peau, vêtements, cheveux, et tous les détails).

Différentes étapes pour gogollum

La rapidité se retrouve aussi en post production puisque le montage et la mise en scène se font en même temps. Le réalisateur tourne les scènes avec les acteurs puis il peut faire tout ce qu’il veut des images. Comme les caméras sont placées tout autour du plateau, il dispose de tous les angles de vue qu’il souhaite.

Cette technique offre aussi une possibilité infinie de décors et de personnages. L’imagination du réalisateur n’est jamais contrainte, surtout s’il possède de très bons modeleurs/animateurs. Citons l’exemple d’Avatar, le monde a entièrement été créé de toute pièce en étant filmé sur des fonds verts et bleus. De la plus petite plante, aux appareils de vol en passant par les créatures vivantes, tout a été réalisé en animation, en utilisant la motion capture, et tout sort de l’imagination de son réalisateur James Cameron. On peut aussi citer Davy Jones, dans Pirates des Caraïbes ou encore Gollum, qui ont été modélisés et animés à 100%

Polar_Express

De plus, les décors s’adaptent entièrement autour des animations créées, et un acteur n’est pas cantonné à un unique rôle, ou le nombre d’acteur est réduit. Par exemple, dans le Pôle Express, Tom Hanks a joué 4 rôles différents dont celui d’un enfant de 10ans (ce qui paraît improbable étant donné qu’il n’a pas la carrure d’un enfant).

Conclusion :

Aujourd’hui, la plupart des films utilisant la technologie des capteurs de mouvements, sont des films « hybrides » qui combinent des effets spéciaux et des scènes tournées de façon classique. « Pirates des Caraïbes » en est un bon exemple : les créatures maritimes au service de Davy Jones sont obtenues par capture de mouvement alors que les autres personnages (humains) sont filmés normalement.

La recherche pour améliorer les techniques déjà existantes, continue et est en bonne voie. Cela dit, on peut craindre l’apparition de film totalement réalisé en motion capture et la disparition des métiers d’acteurs, de cadreurs, de scénaristes, maquilleurs, décorateurs et tous les métiers du cinéma qui ne sont pas concernés par cette technique.

Aurélie Carmona et Pauline Mandon

L’holographie est un procédé de photographie en relief qui permet de reconstruire dans l’espace un objet en trois dimensions et en volume de lumière. L’holographie a d’abord été diffusée auprès du grand public par les films de science-fiction notamment avec La Guerre Des Etoiles, de Georges Lucas.

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Image Star Wars

L’holographie doit son existence à de grands scientifiques. Le premier est Denis Gabor qui établit le principe de base de l’holographie en 1947. Il a reçu le prix Nobel de physique en 1971 pour cette invention. Il imagine de superposer à l’onde lumineuse réfléchie par un objet, une onde cohérente de référence et propose pour sa découverte le terme holographie ou « reconstruction par front d’ondes ».

L’holographie ne sera vraiment réalisée que vingt ans plus tard avec le professeur Leith et son confrère Juris Upatnieks qui ont affiché le premier hologramme tri dimensionnel d’un train lors d’une conférence de l’optical society of america en 1964. Ils sont à l’origine de la transmission du premier laser hologramme d’objets 3D. Vient ensuite, Stephen A. Benton. Il est l’inventeur de l’hologramme à transmission visible. Cela permet aux hologrammes d’être vus au travers de la lumière blanche plutôt qu’avec la lumière émise par un laser.

Il existe 2 techniques de réalisation d’hologrammes : hologrammes par réflexion et hologrammes par transmission. Dans les 2 cas, le processus est identique, à savoir que l’on enregistre l’image d’un objet réel sur une plaque holographique, puis on restitue l’objet virtuel à partir de la plaque holographique.

La différence entre réflexion et transmission se situe au moment de l’enregistrement. En effet, pour les hologrammes à transmission la plaque n’est éclairée que d’un seul coté alors que pour les hologrammes par réflexion, les 2 cotés de la plaque holographique sont éclairés.

transmission                   reflexion

Holographie par transmission                                                        Holographie par reflexion

Les thématiques relatives à l’holographie sont l’apparition et la disparition, la  complexité et la pluralité, la relation réel/virtuel et les limites du numérique.

L’holographie nécessite une lumière tamisée, un écran réflecteur de lumière et une source lumineuse pour être vue correctement. Elle peut être perçue selon différents angles de vue, il y a un phénomène d’auto-construction avec le spectateur qui donne naissance à une nouvelle perception du monde.

Les artistes auxquels nous nous sommes intéressés sont Philippe Boissonnet, un artiste françaiset Salvatore Dali qui est l’un des premiers à s’intéresser à l’holographie.Il réalise notamment le portrait du cerveau d’Alice Cooper. Il crée une représentation en 3D de la rock star. Il a justement choisi ce chanteur pour exprimer la confusion qu’il porte en lui et qui est accentuée avec l’hologramme.

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Portrait du cerveau d’Alice Cooper

Un autre exemple est «La conscience des limites: Icare et Dédale» – 2013. L’artiste propose une triple approche de l’image: vidéo projection, connexion en réseau et holographie.

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La conscience des limites: Icare et Dédale

S’il existe quelques artistes ayant utilisé l’holographie, on remarque beaucoup que l’holographie sert d’autres domaines artistiques. On peut citer le cinéma avec l’image de Star Wars mais aussi la publicité (voir image ci-dessous). On peut également imaginer d’exposer un objet à 2 endroits en même temps grâce aux hologrammes. On observe donc que l’holographie est un art mais est aussi au service de l’art.

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Holographie dans publicité

L’holographie est une technique qui date de plus de 65 ans mais elle est aujourd’hui en pleine essor avec l’apparition de nouvelles techniques numériques. Ces dernières permettent de gommer les défauts des hologrammes et de les perfectionner pour qu’ils représentent la réalité au plus proche.

INTRODUCTION

Cet exposé présente l’artiste Vermibus. Son travail évoque principalement trois thèmes : l’art, la publicité et les contestations. Nous avons découvert cet artiste dans l’émission « L’œil de Link » sur Canal +. Son concept est d’emprunter des affiches publicitaires pour en faire des œuvres d’art.

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DESCRIPTION

L’identité de l’artiste est secrète, seul son pseudonyme est connu : « Vermibus ». C’est un street artiste et activiste espagnol qui vit à Berlin. Il a travaillé dans la publicité mais il connait une rapide désillusion dans ce milieu de l’hyper-beauté. Ses deux projets principaux sont : « Dessolving Europe » et « No Add ».

Ses œuvres sont exposées dans la rue, ce qui les rend éphémères et illégales. Pour ce faire, il déguuise d’abord en agent de maintenance, afin de ne pas éveiller la suspicion des passants. Ensuite, il vole l’affiche et en utilisant des solvants il la modifie, avant de la remettre dans la rue.

Les couleurs sont généralement assez sombres. On observe un effet de flou. Le rendu est assez morbide et presque macabre. Les surfaces modifiées sont grandes et le logo disparait la plupart du temps. Les visages sont à peine reconnaissables.

Son œuvre est une démarche anti-publicité. Il remet en question l’idéal de beauté et l’espace publique, souvent saturé par les affiches.

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CONTEXTE

La publicité dans la mode et les cométiques est un milieu très exigent. L’apparence est primordiale. L’influence sur les consommateurs est très importante. L’objectif de l’artiste est de changer le message initial : son œuvre est un support de revendication, le but primaire de la publicité est perdu puisqu’elle ne sert plus à faire vendre, mais à faire réfléchir.

En exposant l’affiche après un certain temps, il rend les affiches plus difficiles à reconnaitre. Il déplace également les affiches de villes en villes. Cela conduit à une délocalisation physique et temporelle. En choisissant des affiches sur les abris bus et dans le métro, il maximise l’impact qu’on aura son œuvre puisque la publicité est banale dans ces lieux. L’étonnement d’un large public, d’origine sociale variée, sera d’autant plus grand.

INTERPRETATION

L’artiste veut choquer et de provoquer la réflexion sur l’influence de la publicité et sur les critères de beauté imposés par l’industrie de la mode et des cométiques. La démarche est l’inverse de celle des sociétés qui utilisent, souvent trop, des logiciels de retouches photo afin de rendre les égéries parfaites et sans le moindre défaut. Son travail revoit à la question du beau : est-ce une valeur universelle ou suggestive ?

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CONCLUSION

Le travail de Vermibus interpelle et fait réfléchir. Ses deux axes sont :

  • La contestation de la publicité : en remettant en cause notamment son influence, son caractère manipulatoire et aussi la pollution visuelle qu’elle engendre.
  • La question du beau : souvent dicté par l’industrie de la mode et des cosmétiques.

Malgré la volonté de détériorer les photos, on remarque une certaine esthétique. Les égéries ne sont plus utilisées comme support marketing mais comme support de contestations.

On peut s’étonner que Vermibus utilise également des techniques promotionnelles similaires aux grands groupes de publicité : logo, vidéo promotionnelles … Pour transmettre son message, il utilise des moyens proches de ceux qu’il critique.

On peut rapprocher son œuvre de celui d’Etienne LaVie qui remplace des affiches publicitaires par des reproductions de tableaux classiques à Paris.

Camille DRESSE // Quentin CHICHERY

INTRODUCTION

 

En architecture, ce que l’on appelle reconversion industrielle est la conversion d’un bâtiment d’une utilisation à l’origine industrielle à une autre utilisation. Elle traite donc d’un patrimoine industriel dont l’utilisation a pris fin. Les bâtiments rénovés subissent des transformations plus ou moins importantes dans le but de les adapter au paysage environnant actuel ; on cherche à les moderniser. On peut alors se demander en quoi et comment un bâtiment ayant eu une fonction uniquement industrielle peut-il devenir une œuvre d’art.

VUE-BUProjet de reconversion de la halle industrielle Pajol en centrale solaire (Paris)

HISTORIQUE

 

Des projets de reconversion industrielle ont commencé à voir le jour dans la fin des années 1990, début des années 2000, lorsqu’on s’est demandé ce qu’on allait faire des friches industrielles dans les régions où l’industrie s’est arrêtée.

Naturellement, la reconversion est une pratique courante dans des ex-pays ou régions industriels où de nombreuses manufactures ont cessé de fonctionner et ont été laissées abandonnées.

Ces manufactures en question ont en général été construites dans un style dit industriel pendant la période d’industrialisation, c’est-à-dire principalement au 18ème et 19ème siècle, bien que d’autres datent aussi du 20ème siècle.

Roubaix, Usine Roubaix, Usine Allart Bd GambettaUsine Allart, Roubaix

Le style architectural industriel se caractérise par l’utilisation de la brique, du métal comme  principaux matériaux.

Il faut savoir que le but de la construction de ces usines n’était pas esthétique. On peut illustrer ce type d’architecture par la maxime « la forme suit la fonction » que l’on attribue à Louis Sullivan, architecte fonctionnaliste, le principe du fonctionnalisme étant que l’apparence d’un bâtiment doit découler de sa fonction.

Un exemple de bâtiment fonctionnaliste:

corbup La Cité Joyeuse (Marseille), Le Corbusier

Pour revenir à l’architecture des manufactures, le côté fonctionnel l’emportait donc sur le côté esthétique. Les architectes construisaient selon le besoin et la fonction de l’usine et les formes découlaient ainsi impératifs de l’industrie. Ces bâtiments présentaient donc pas ou peu d’ornements.

Lorsque l’industrie s’est arrêtée dans ces régions, ces usines ont cessé de fonctionner. Certaines ont été détruites, certaines laissées abandonnées. Et bien que l’œil s’habitue avec le temps à ces usines qui se dégradent au milieu d’un paysage qui évolue, il faut au bout d’un moment faire quelque chose. Alors, détruire ou reconvertir ?

 

POURQUOI LA RECONVERSION ?

 

On peut se demander  quel est l’intérêt de reconvertir un bâtiment plutôt que de le détruire car il est vrai que raser revient beaucoup moins cher. Pour le patrimoine ?

Ce que les architectes cherchent, en reconvertissant ces bâtiments, c’est à garder la mémoire d’une ère industrielle révolue qui a marqué l’histoire. Par exemple, la révolution industrielle en Angleterre au 18ème siècle à été la source de sa puissance économique d’aujourd’hui, ce qui explique le grand nombre de bâtiment anciennement industriels qui ont été rénovés dans le but de conserver ces morceaux d’histoires.

De plus, certains bâtiments, atypiques, appartiennent à un patrimoine classé qu’on ne peut détruire. Ils peuvent présenter des originalités esthétiques. Il arrive donc que des bâtiments industriels présentent des caractéristiques uniques. Parfois, on ne détruit pas un bâtiment aussi parce qu’il participe à l’harmonie du paysage.

Tous les projets de reconversion sont différents. Certains architectes choisissent d’opérer une restauration partielle, d’autres de reconstruire. De plus, la structure du bâtiment peut être modifiée comme laissé intacte, à l’inverse de l’intérieur. Et puis, certains projets prévoient des extensions au bâtiment originel, celles-ci étant souvent construites dans un style plus contemporain pour intégrer le bâtiment au paysage.

En général, de nouveaux services prennent place dans ces bâtiments reconvertis. Ainsi, d’anciennes usines deviennent des lofts, des galeries marchandes, des musées ou encore des galeries d’art, etc.

Le but recherché dans la reconversion industrielle en architecture est que les bâtiments recyclés portent une trace de leur ancienne fonction. Les architectes accordent donc une grande importance à la conservation des éléments caractéristiques comme la forme, les volumes, les matériaux, les caractéristiques originales, souvent redondantes, comme des cheminées, des installations industrielles, etc. Ces éléments ne doivent cependant pas gêner la nouvelle utilisation mais rehausser la valeur du bâtiment.

 

UN EXEMPLE : LA TATE MODERN ART GALLERY (LONDRES)

 

La galerie d’art de la Tate Modern, à Londres, réhabilitée en 2000 par les architectes suisses Herzog et de Meuron, était anciennement la centrale électrique de Bankside. Cette centrale, dessinée par l’architecte Giles Gilbert Scott et construite en 1891, était fermée depuis 1981 à la suite de la crise du pétrole.

La mission des architectes chargée de la reconversion du bâtiment était de valoriser l’image d’un passé industriel tout en éliminant les éléments encombrants.

On peut remarquer que la conservation est remarquable ; on n’observe pas de changements vu de l’extérieur, à l’exception d’une verrière ajoutée sur les deux derniers étages. Les travaux se sont surtout déroulés à l’intérieur, qui a complètement changé. Cependant, les structures métalliques, les matériaux et le volume monumental de la turbine hall, salle des turbines, ont été conservés. De plus, une extension ultramoderne est en construction à l’arrière de l’ancienne centrale.

Capture plein écran 07062015 191937.bmpTurbine Hall, Bankside Power Station/Tate Modern

Les architectes ont tenu à garder les proportions gigantesques du bâtiment pour mettre en avant l’aspect magistral de la centrale électrique de Bankside.

Cette rénovation est une création artistique dans le sens où on a voulu rendre beau un bâtiment qui n’y était pas destiné. Les architectes ont opéré d’une véritable recherche artistique, que l’on observe notamment dans la recherche de formation d’une croix qui serait formée par le croisement de la tour, très haute, et de la verrière, très allongée. Les architectes expliquent qu’ils ont voulu créer « un site pour l’art » : une œuvre d’art qui abriterait des œuvres d’art.

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CONCLUSION

 

Un bâtiment à la base purement technique peut donc devenir beau grâce à des transformations visant à le moderniser. Cependant, une condition importante s’impose : la conservation des éléments qui caractérisent sa fonction d’origine. En effet, la reconversion industrielle n’a pas d’intérêt si elle ne met pas en valeur le passé du bâtiment. On peut donc penser que c’est l’historique du bâtiment qui le rend beau. On apprécie donc ce recyclage créatif, comme est également appelée la reconversion, car il illustre un passé dont il faut se souvenir avec une modernisation qui rattache le bâtiment au présent.

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Résumé de l’exposé sur le Bauhaus

Le Bauhaus donne naissance  à une révolution artistique sans laquelle l’esthétique du XXème siècle n’auraient pas eu le même visage. Il aura notamment une grande influence dans le design et l’architecture moderne. On y a vu passer des artistes de grandes renommées comme Kandinsky, Paul Klee qui étaient même professeurs là-bas. Son nom est également porteur de valeur puisqu’il signifie littéralement “La maison de la construction”. Mais le Bauhaus est né dans un contexte très particulier entre période de guerre civile et de répression avec l’assassinat des dirigeants spartakistes Rosa Luxembourg et Karl Libeknecht en 1919. En parallèle, le Conseil de traité de travail pour l’art rassemble des artistes contestataires et établit des relations avec la Russie soviétique. C’est donc dans ce contexte peu stable que sous l’impulsion de Henry Van de Velde qui vient de quitter son poste de directeur de l’école des arts appliqués, Walter Gropius propose le premier Bauhaus qui réunira l’école des Arts décoratifs et l’école des Beaux-Arts.

Walter Gropius

Walter Gropius

Walter Gropius, architecte de 36 ans, était connu pour son style novateur pour l’époque : des lignes et des angles droits, des façades en verre, pas d’ornement. Nommé directeur des deux écoles d’art de Weimar, l’école des Arts appliqués et l’école des Beaux-arts, Gropius décide de les fusionner pour créer le « Staatliches Bauhaus zu Weimar », que l’on appellera « Bauhaus ». Il en restera le directeur jusqu’en 1928.

Dans la continuité des idées du XIXème siècle, le Bauhaus ne fait plus la distinction entre les beaux-arts, et les arts appliqués, soit entre l’art pour l’art, et l’art pour les objets comme « Arts & Crafts » en Angleterre, ou encore l’Art nouveau. On veut faire des objets esthétiques et fonctionnels destinés à une production en série, pour que l’art puisse entrer dans la vie quotidienne. Les élèves suivent et des cours de théorie artistique, où ils apprennent la forme, la couleur, avec des professeurs comme Paul Klee et Kandinsky et des ateliers techniques : de tissage, de poterie, de métal, de menuiserie, d’imprimerie… Là, ils apprennent les techniques, et créent aussi des prototypes d’objets.

Pour rentrer au Bauhaus, pas de limite d’âge ou de condition préalable de diplôme et l’enseignement a subi de nombreuses évolutions et adoptions au cours du temps. Comme dans les corporations du Moyen Age, les enseignants sont appelés « maîtres »: maîtres de formes pour les artistes et maîtres d’ateliers pour les artisans.. Les élèves s’appellent apprentis(Lehrlinge) et peuvent devenir compagnons (Gesellen) et jeunes maîtres (Jungmeister). Le conseil de maîtrise gère les affaires du Bauhaus et les nominations des jeunes maîtres. Dans la représentation schématique que fait Gropius en 1922, l’enseignement est présenté sous la forme de trois cercles concentriques visant à atteindre l’étape ultime : la construction (der Bau). La première partie est en un cours élémentaire (Vorlehre) initialement de 6 mois. La seconde partie de 3 ans consiste en un travail d’atelier.

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Hans Meyer

En 1925, le Bauhaus déménage à DESSAU, car le Bauhaus et ses étudiants étaient mal vu à Weimar à cause de leurs idées avant-gardistes et leurs tendances communistes. On bâti un nouveau bâtiment qui comporte des caractéristiques de l’architecture “Bauhaus” comme les grandes ouvertes. Des professeurs partent, des élèves accèdent à la maîtrise comme Josef Albers. On revoit aussi un peu le programme avec les expériences menées à Weimar. Cependant, Gropuis démissionne pour se consacrer à l’architecture et c’est Hannes Meyer qui reprend le flambeau. Avec lui, le Bauhaus se radicalise car Meyer veut faire des créations encore plus simples, plus accessibles pour les couches les plus pauvres de la société. Mais Gropius rejette Meyer qui voit en lui un bolchevisme et l’accuse même d’avoir détourner des fonds. Du coup, Meyer restera que deux ans avant d’être renvoyé et c’est MIES VAN DER ROHE qui le remplacera.

Mies V

Mies Van Der Rohe

Mies Van Der Rohe sera le dernière directeur du Bauhaus jusqu’à son renvoie par le gouvernement national-socialiste de SAXE. Le BAUHAUS se verra aussi être déplacer pour quelques mois à Berlin avant d’être fermé par les nazis en 1933 au moment même où il atteindra l’apogée de son influence aidés notamment par l’exil de nombreux étudiants et maîtres Le BAUHAUS de Dessau deviendra une école pour les cadres nazis.

Certains émigrent en Palestine. C’est ainsi qu’on trouve à Tel Aviv la plus grande concentration de bâtiments « Bauhaus » au monde qui est un foyer en plein boom d’expansion avec les juifs allemands.

Et d’autres partent vers les Etats-Unis. Mies van der Rohe fondera l‘école d’architecture de Chicago en 1937 et qu’il dirigera jusqu’à sa mort en 1946. Walter Gropius sera le directeur l’école de design d’Harvard et Moholo Nagy à Chicago le « New Bauhaus ».

LE STYLE BAUHAUS

On White II, Kandinsky, 1923

On White II, Kandinsky, 1923

L’esthétique est simple, épurée, avec beaucoup de matériaux nouveaux comme l’acier et le verre. On est dans la lignée des courants d’avant-garde de l’époque, notamment l‘art abstrait géométrique : Piet Mondrian, ou le constructivisme russe (De Sijle).

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Exemple : Wassily, Marcel Breuer, 1922

Cette chaise est devenue une vraie icône célèbre partout dans le monde en design.
Elle est constituée uniquement de ligne, de plans, de vide et de forme géométrique simple et pour seul matériau un tube en acier. Kandinsky en était fan.

Avec Kandinsky, on voit que la couleur peut prendre différentes formes selon les couleurs. Jusqu’à où je teste le matériaux ou le médium. On joue sur les formes les masses, les lignes, les contours, la superposition des formes. Mais le Bauhaus avait tout de même une dominante envers l’architecture – car même tous ses directeurs étaient architectes.

Haus am Horn

Haus am Horn, 1923

Cubique, aux murs de béton, avec une charpente d’acier. Les lampes sont fabriquées à l’atelier de métal par Albers et Moholy-Nagy; ce dernier, avec Marcel Breuer, qui réalise les meubles et une cuisine très rationnelle, défend le fonctionnalisme : « La forme doit suivre la fonction. »

 CONCLUSION

Le « Bauhaus » a eu une forte influence sur l’architecture et l’esthétique du XXème siècle et encore aujourd’hui en prônant l’utilisation de nouveau matérieux, et en développant l’idée qu’un objet pouvait être à la fois simple, esthétique, fonctionnel et accessible au plus grand nombre : c’est l’idée du design, aujourd’hui omniprésente. Cependant des critiques se sont fait entendre, en disant que l’esthétique était froid voir inhumain à cause de l’épuration. Les ambitions économiques dans le design du Bauhaus n’ont pas été atteintes notamment dû au peu de commande à cause du contexte économique de l’époque

 

 

AR03 – LOPES AURELIE

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