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Archives Mensuelles: décembre 2010

EZ3kiel est un groupe français, parfois catalogué en groupe de dub, d’electro voire de rock. Mais une étiquette ne suffit pas à résumer leur univers, où se mêlent instruments traditionnels (glockenspiel, vibraphone , partenariats avec des orchestres classiques…), instruments électriques (basse, guitare, claviers…) et bricolages électroniques (batterie hybride, samplers, instruments interactifs…).

EZ3kiel a la particularité de posséder un univers graphique très riche et très particulier (Iradian, le bassiste du groupe, est également graphiste). En live, on retrouve cet univers à travers des projections vidéo derrière les musiciens. Certains morceaux sont accompagnés de trouvailles technologiques impressionnantes : par exemple, sur le morceau « Break Or Die » (voir vidéo), les bras mécaniques visibles sur l’écran géant sont activés par les coups portés par le batteur sur les toms de sa batterie électronique.

Autre invention, le ballon musical, permettant au public de participer au concert en tant que musicien : un grand ballon équipé de capteurs est lancé sur les spectateurs, qui se le renvoient. A chaque contact, le ballon génère une note. Ainsi, ce morceau « joué par le public » est différent à chaque représentation.

Petit aperçu de l’univers graphique d’EZ3kiel :

Affiche pour l'album "Battlefield"

Image extraite du DVD de l'album "Naphtaline"

« Lethal Submission », extrait de l’album « Naphtaline », en duo avec Nosfell :

Auteurs : François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain

Production numérique issue du collectif H5, un studio graphique et de design francais, Logorama est un court métrage d’animation, mettant en scène 3000 logos au coeur d’un scénario digne d’un blockbuster hollywoodien. Ce projet a été récompensé de l’oscar 2009 du meilleur court métrage d’animation.

Chaque logo a sa place et son rôle au coeur de l’histoire, les réalisateurs ayant choisi avec soin chacun des logos apparaissant à l’écran sur une sélection de 40 000 logos. Au final, les clichés américains demeurent même dans le choix de ces logos : le clown méchant, les bibendum Michelin, qui ont le rôle de policiers mangeant des hots dog et faisant une planque dans leur voiture.

Afin de réaliser la vidéo, les réalisateurs ont utilisé la rotoscopie, une technique utilisée pour retranscrire les mouvements de personnages réels numériquement. Elle permet de conserver une réalité parfaite dans la mise en mouvement des logos, à partir d’un travail image par image, en conservant l’effet print voulu par les réalisateurs.

Même si les intentions des auteurs furent purement graphiques et sans la transmission d’un message ou d’une réflexion profonde, plusieurs appréciations peuvent ressortir du visionnage de la vidéo : les thèmes d’anti-capitalisme, d’un univers rempli de publicités auxquel nous n’avons aucune emprise, etc. peuvent ressortir dans une discussion.

Si vous souhaiter avoir des compléments sur le projet, vous trouverez la vidéo de l’interview des trois réalisateurs, très complète et fort intéressante en cliquant sur le lien suivant : http://vimeo.com/6469142

Cette œuvre propose de vivre une expérience interactive dans le domaine du cinéma. Elle peut être expérimentée en la téléchargeant sur internet ou en installation. Dans ce deuxième cas, le spectateur est assis dans une petite salle et dispose d’un bouton.

Dans un cas comme dans l’autre, le spectateur a la possibilité d’appuyer sur le bouton (ou de cliquer sur la souris) pour influer sur le déroulement du film. Cependant aucun retour ne lui est fait.

Cela pose alors différentes questions :

– où commence l’interaction du spectateur ?

– que se passe-t-il s’il appuie ou au contraire s’il ne le fait pas ?

Le spectateur devient alors spect-acteur.

Lien vers la version téléchargeable

Auteur : Rémi Samyn & Guillaume Stievenart

Depuis hier, la fête des Lumières de Lyon a débuté . Cet évènement naquit le 8  décembre 1850 lors de l’inauguration de l’oeuvre du sculpteur lyonnais Fabisch (vainqueur d’un concours initié par les autorités religieuses de l’époque) lorsque les habitants déposèrent sur leur rebord de leur fenêtre plusieurs bougies.

Aujourd’hui cet évènement attire des milliers de touristes et d’artistes du monde entier ! Et même si les bougies sont toujours présentes, c’est désormais des artistes contemporains qui donnent le rythme et la puissance à cette fête ! On retrouve ainsi de l’AntiVJing sur la façade d’une église, des courants lumineux qui courent le long des berges de Saône, mais aussi un immense masque 3D sur la place des célestines sous le nom de Perspectives Lyriques. La ville brille sous mille feux, où des installations s’invite dans les fontaines, offrant ainsi de superbes spectacles d’eau et de lumière (et d’image aussi parfois !)

Un évènement qui vaut le détour ! Attention toutes les bonnes choses ont une fin, et le plaisir des yeux s’arrêtera le 11 Décembre…

Pour plus d’information :  http://www.fetedeslumieres.lyon.fr/

Ci dessous un petit extrait d’une des nombreuses installations : Perspectives Lyriques

Sur cette installation, les spectateurs sont aussi acteurs de l’oeuvre. Il y a une réelle interaction apportée par les oscillations de la voix qui permettent au visage de prendre vie. La 3D fait ressortir les traits du visage, qui en font un vrai personnage étonnamment réaliste !


envoyé par Fetedeslumieres2010. – Regardez plus de courts métrages.


Nous rediffusons ici un texte du site sound-vibz à propos du film « RIP : remix manifesto » de Brett Gaylor :

« Depuis l’avènement d’Internet, une véritable guerre fait rage entre les défenseurs du copyright et les partisans du domaine public. Ces derniers ont publié un manifeste pour une libéralisation des droits d’auteur au profit de la création. Ce film retrace leur combat contre les majors américains.

• Image extraite du film RiP: remix manifesto (Girl Talk)

Dans son documentaire RiP: remix manifesto, le réalisateur montréalais Brett Gaylor cherche à démontrer comment les diverses législations sur le copyright appauvrissent notre culture au lieu de la protéger.
Personnage-clé du film, l’artiste américain Girl Talk fait vibrer les foules avec des chansons faites entièrement de collages musicaux, et risque de ce fait des amendes faramineuses à chaque fois qu’il monte sur scène.
D’un monde où les Rolling Stones révolutionnaient le rock’n’roll en « volant » les riffs de guitare de Muddy Waters, serions-nous passés à une société verrouillée où la moindre création est désormais déposée par quelques multinationales ? » source (avec le film sous-titré en FR)

Voir le film en V.O ici : http://films.nfb.ca/rip-a-remix-manifesto/

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