Un chien andalou

L’œuvre que j’ai choisie s’intitule « Un chien andalou ». C’est un court métrage d’une vingtaine de minutes réalisé par Luis Buñuel en 1929. Il a la particularité d’être en noir et blanc, et muet à l’origine. Cependant, la version que j’ai étudiée comporte deux musiques qui s’alternent (« Tristan et Isolde » de Wagner et un tango argentin). Le scénario a été écrit par Luis Buñuel et Salvador Dali en six jours seulement.

Ce film est une œuvre d’avant-garde du cinéma. Il appartient au genre surréaliste puisqu’il a directement été inspiré par les rêves des deux scénaristes. Sa première projection fut en avril 1929, dans un petit cinéma d’avant-garde de Paris appelé le Studio des Ursulines.

 

 

C’est un ami à moi qui m’a fait découvrir ce court métrage, parmi d’autres films assez spéciaux qu’il connaissait. L’illustration de la page Films&Vidéos du site Ubuweb correspond à la première scène d’ « un chien andalou », que j’ai tout de suite reconnue. Ce film est composé d’une succession de scènes plus ou moins originales et n’ayant pas forcément de lien entre elles. Il y a peu de personnages (cinq ou six, difficile à dire étant donné qu’il y en a un en double), dont les deux principaux sont un homme et une femme. A aucun moment on ne sait le nom des personnages et leurs relations. Le lieu et le temps de l’action change parfois brutalement, sans raison particulière. La majorité des scènes se déroulent dans un appartement. Des objets ou des personnages apparaissent aussi de façon improbable. Ces particularités perturbent beaucoup le spectateur, et c’est principalement ce qui m’a plu dans cette œuvre.

Résumé

La première scène est très spéciale pour l’époque puisque l’on peut voir un homme découpant l’œil d’une femme avec un rasoir qu’il a bien aiguisé au préalable. S’enchaînent ensuite plusieurs scènes sans suite logique. Huit ans après, on voit un homme portant des vêtements féminins tombant à vélo, et la même fille qui s’était fait découpé l’œil qui vient l’embrasser. Une fois montés dans l’appartement, l’homme a des fourmis qui lui sortent de la main. Un peu plus tard, on peut voir ce même homme tirer sur deux cordes, au bout desquelles il y a deux pianos à queue sur lesquels sont posés des dépouilles d’ânes. Vers trois heures du matin, toujours dans le même appartement, l’homme a la visite de son double, qui lui reproche d’avoir porté des vêtements féminins. Seize ans plus tard, l’homme est face à son double, avec un livre dans chaque main. Les livres se transforment alors en pistolets, qui lui permettent de tirer sur son double. Son corps tombe ensuite dans une forêt, où il essaie de s’accrocher au dos d’une femme nue, qui disparaît après. De retour dans l’appartement, on peut voir l’homme qui fait disparaître sa bouche pour la transformer en un duvet de poil, qui ressemble à l’aisselle de la fille. Celle-ci sort par la porte et arrive sur une plage, où elle retrouve un homme qu’elle embrasse. La dernière scène se déroule au printemps et montre deux corps ensablés jusqu’aux épaules (probablement les corps du couple de la plage).

Liens

« Un chien andalou » m’a fait penser à deux films en particulier : « Las Vegas parano » de Terry Gilliam, sorti en 1998, et « Rubber » de Quentin Dupieux, sorti en 2010.

Le premier se rapproche du court métrage que j’ai étudié par son absence de logique dans la suite des évènements. En effet, ce film montre ce que peuvent vivre deux hommes drogués dans Las Vegas : leurs comportements sont irrationnels et leurs aventures surréalistes. En regardant « un chien andalou », je me suis demandé si les personnages n’étaient pas drogués eux aussi. L’aspect un peu choquant de ces deux films m’a aussi permis de les mettre en relation.

Quant à « Rubber », c’est l’histoire d’un pneu tueur. Une histoire qui n’a pas vraiment de sens, un peu comme dans le court métrage que j’ai étudié. L’absurdité que l’on peut percevoir dans « un chien andalou » m’a rappelé celle que l’on ressent en regardant « Rubber ». Un autre point commun entre ces deux films : ils ne semblent pas d’un grand intérêt pour la plupart des spectateurs, qui cherchent à comprendre ou interpréter l’histoire.

Mon point de vue

« Un chien andalou » m’a beaucoup plu car c’est un film qui sort de l’ordinaire, bien qu’il date des années vingt. Le fait qu’il soit assez court est une bonne chose je pense, car l’absence totale de logique aurait été un peu lassante si le film avait été plus long. Le titre correspond bien à l’œuvre puisqu’il n’y a aucun rapport avec son contenu. Les temps, lieux et objets improbables que l’on retrouve m’ont surprise et c’est ce que j’attendais de cette œuvre.

Pour conclure, ce court métrage répond bien au genre du surréalisme, et montre qu’une œuvre d’art n’a pas forcément de sens explicite.

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