The Hearts of Age – Orson Welles (1934)

The Hearts of Age est un court métrage de Orson Welles réalisé en 1934. Cette réalisation est muette, tournée en noir et blanc, avec simple musique typée country comme fond sonore. Ce film dure 8 minutes et est co-dirigé par William Vance. Celui-ci même et Orson Welles le tournèrent, durant leurs études à la Todd School for Boys située à Woodstock  dans l’Illinois. Il semble que ce court métrage soit rattaché au mouvement surréaliste.


 

Cette œuvre se déroule durant une période coloniale aux Etats-Unis. Les premières secondes du film nous montrent une série d’images dans lesquelles nous apercevons des cloches d’églises, ou des clochettes en train de sonner. Suite de ça, nous remarquons une vieille dame, qui n’est autre que Virginia Nicholson, la première femme de Orson Welles assise sur une des cloches aperçues au début du court métrage, se trouvant être sur le toit d’un bâtiment. Un homme portant une perruque, Paul Edgerton, dont le visage est peinturé en noir, faisant référence à une quelconque minorité ethnique, tire sur une corde pour faire sonner la cloche et amuser la vieille dame. Par une porte supérieure, un homme, Orson Welles, paré tel un dandy, descend l’escalier à côté de la vieille dame en souriant et en la saluant. S’ensuit une série de personnages sortant par la même porte et descendant le même escalier : un homme miséreux, un policier et, plusieurs fois, le même dandy. Tous ces personnages semblent avoir des traits creusés et chercheraient à inspirer une certaine frayeur, un certain malaise chez les spectateurs regardant la vidéo, en grimaçant pendant qu’on les filme. Suite à cette séquence, le dandy va continuer à sourire sur le toit de l’immeuble, puis en passant sa tête par des fenêtres autour du personnage qu’incarne Paul Edgerton. On voit alors le personnage d’Orson Welles donner de l’argent à l’homme peinturé de noir de telle manière à faire pression sur lui, pour qu’il se suicide. Ce dernier refuse à plusieurs reprises en voyant la vieille dame qui, elle, donne l’impression de vouloir continuer à s’amuser, et  commence à s’agacer. La pression causée d’une part par le dandy, d’autre part par la vieille femme aura d’ailleurs  raison de sa volonté, et il finira par passer à l’acte.
La fin de la vidéo est accès sur Orson Welles jouant du piano sur le rythme du fond musicale du court métrage. Il semble alors préoccupé du son que produisent certaines notes. Il l’ouvre et retrouve la vieille dame morte à l’intérieur. Il semble jubiler du décès de cette femme et de l’homme peinturé. On le voit alors manipuler des cartes en forme de tombes sur lesquelles on peut lire «SLEEPING ; AT REST ; IN PEACE ; WITH THE LORD ; AMEN», puis se terminant sur un «THE END». Serait-il la mort ?

ImageOrson Welles

J’ai connu cette œuvre sur Youtube puis sur ubuweb. Je l’ai choisi parce que ce fut l’une des rares œuvres qui m’inspiraient sur ce dernier site. De plus, je connaissais un peu Orson Welles. Il me semble que cette vidéo décrit une certaine cruauté des blancs à l’égard des minorités ethniques à cette époque. Certains parlent aussi d’un conte d’halloween. Ce court métrage peut être considérer comme une œuvre, du fait qu’il y a un jeu d’acteur dans cette vidéo ainsi qu’un scénario.

Cette œuvre n’est pas forcément simple à comprendre, mais elle répond bien au principe du surréalisme. En effet, cette vidéo est réalisée durant une période cruciale du domaine culturel, à savoir, post années 20, correspondant à l’expansion mondiale du surréalisme et affectant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la musique, la langue ainsi que la pensée politique, la philosophie et la théorie sociale. Les artistes surréalistes veulent avant tout créer la surprise et la juxtaposition inattendue, mais on parle aussi d’expressions philosophiques. André Breton, l’un des précurseurs du surréalisme, ne pouvait être plus clair en affirmant que cet art était avant tout un mouvement révolutionnaire.

ImageVirginia Nicholson dans The Hearts of Age

Ce film sera précurseur dans la carrière de Orson Welles et surtout dans son premier film Hollywoodien, Citizen Kane dont la manière de filmer ainsi que le jeu d’acteur en est inspiré. Ce long métrage raconte la vie, dans plusieurs flashbacks, de Charles Foster Kane mort dans son manoir de Xanadu en prononçant le mot « rosebud ». Ce qui attisa la curiosité du journaliste Thompson. Il rencontrera les différentes personnes de l’entourage de Kane pour en apprendre plus sur cet ancien politicien et patron de la presse. Ce film fut considéré comme le meilleur de tous les temps par l’American Film Institute et, pour ma part, il fait parti de mes préférés.

Image

Citizen Kane – Orson Welles

Source:

http://www.ubu.com/film/welles_hearts.html

http://www.evene.fr/celebre/biographie/orson-welles-843.php

http://www.premiere.fr/Star/Orson-Welles-101180

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