L’Estime de Soi 

Camille Protais et Ubald de Bellabre

Objectifs :
Durant le mois de novembre, nous avons travaillé avec Fabrice Métais sur un projet particulier qui consistait à concevoir et modéliser une installation.
Il s’agit d’une œuvre composée d’éléments hétérogènes liés par une tension dynamique. Nous devions mettre en jeu un système technique pour créer une relation à autrui.

Les consignes étaient les suivantes : nous mettre en binôme, réfléchir à une idée directrice, une trame pour notre installation. Celle-ci devait être réalisée de manière à ce qu’il y ait deux parcours (synchrones ou asynchrones), pour deux personnes différentes. La relation entre ces deux personnes nous était libre, puisque nous devions écrire notre propre scénario : faire rencontrer deux personnes, les rapprocher, mettre cette relation en péril…
Ensuite, le but était de mettre en place les étapes de l’installation (les décrire, y inclure des objets techniques, souligner les sentiments ressentis des deux individus au fur et à mesure de l’installation…).

Notre projet fini devait être sous forme de vidéo, de manière à vivre l’expérience en tant que première personne, de façon subjective.

Notre projet:

  • Idée :

Dans notre cas, nous avons travaillé sur une installation permettant à deux personnes de se découvrir l’une l’autre au travers de plusieurs épreuves, en mettant en avant les différentes étapes de la rencontre avec une personne dans un cadre classique. En effet, nous avons décomposé cette rencontre en plusieurs étapes bien distinctes qui permettent de mettre en avant les pensées de chacun dans ce processus. Nous cherchions donc à faire réfléchir l’utilisateur par rapport à ce processus et à prendre conscience que rencontrer une personne passe par la catégorisation de celle-ci dans des classes « clichées » qui peuvent se renforcer au fur et à mesure de la rencontre ou au contraire se désagréger.
Plus particulièrement, un homme et une femme vont apprendre à se connaitre tout au long de notre installation. Nous allons essayer de mettre en évidence les aprioris qu’ils vont avoir (et les provoquer) pour essayer de créer une certaine frustration/fierté. Le but est de mettre en péril l’estime de la femme, de renforcer celle de l’homme, pour voir comment chacun parvient à conserver une bonne image de soi.

  • Réalisation :

Tout d’abord, nous avons du créer les étapes de notre installation. Par exemple, lors de la première étape, l’homme sera invité à danser dans une salle sur une musique entrainante. La femme quant à elle sera invitée à commenter ce qu’elle pense de l’homme. Son message sera enregistré et embelli puis diffusé plus tard à l’homme afin de renforcer son estime.
A l’inverse lors de l’étape 2, la femme devra se décrire physiquement à l’homme par l’intermédiaire d’un logiciel de chat et celui-ci devra dessiner son portrait. Nous avons choisi de mettre en péril l’estime de la femme en truquant les messages qu’envoie la femme lors de sa description.

Ensuite, nous avons réalisé une maquette avec Google Sketchup qui nous a permis de donner une image plus ou moins précise de notre installation et de « réaliser » ce que nous avions conçus auparavant. Pour la faire découvrir à d’autres personnes, nous avons réalisé un film qui permet de comprendre les étapes décrites dans l’installation et de découvrir les parcours proposés. Nous avons donc donné une dimension plus réelle au projet qui n’est de toute évidence pas réalisable en grandeur nature dans le cadre d’une UV telle qu’AR03 (il est difficile de réaliser de manière matérielle 15 installations sur un semestre…).

 

Les limites du projet :
Nous pensons que le montage vidéo a pris le dessus sur l’objectif principal : réaliser une installation. En effet, nous avons dû rapidement rédiger notre scénario et commencer à réaliser notre modèle 3D alors que la trame n’était pas achevée.
Toute la difficulté était de représenter le déroulement des étapes avec les moyens techniques associés lors de notre montage vidéo. Les limitations de Google Sketchup ne nous ont pas permis de réaliser de façon réaliste chaque étape. Par exemple, lors de l’étape 2, le spectateur de la vidéo ne peut pas se rendre compte de l’interaction entre l’homme et la femme qui conduit à la réalisation du portrait.
De ce fait, la totalité du temps de travail a été dédiée à vouloir contourner la contrainte technique plutôt que d’approfondir notre problématique sur l’estime de soi. La contrainte technique doit-elle prendre le dessus sur l’idée directrice ?
Nous sommes donc un peu déçus de la qualité du rendu puisque avec plus de temps nous aurions pu le finaliser beaucoup plus. Le fait d’être limité à un mois pour un projet de cette envergure bride un peu les possibilités. Ca en reste dans tous les cas une très bonne expérience pour notre part.
Notre ressenti :
Nous avons beaucoup aimé le fait de réfléchir sur ce genre de problématique mettant en jeu la relation à autrui (qui devient alors matériau), et de permettre à un utilisateur d’obtenir une expérience unique : les rencontres sont toujours différentes.
L’intérêt était de donner de la profondeur à l’idée directrice pour amener l’utilisateur à la réflexion.

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