Stranger in the light

Catherine Balet est une photographe diplômée de l’école des beaux arts de paris, ayant tout d’abord travaillé pour divers magazines et la mode, elle s’est spécialisée dans le portrait avec une approche artistico-sociale du sujet.

Strangers in the light est une série inspirée par sa vision d’un couple se prenant en photo à l’aide de téléphones portables, la beauté de la scène tenant à l’éclairage du flash lui fit prendre conscience du romantisme pouvant exister à travers la technologie.
C’est en 2008 que sa première photo inspirée de peintures célèbres « Ines connected with Amina » (inspirée de Balthus) lui permet de gagner le 3ème prix de la National gallery.


Par la suite elle s’inspire d’autres peintres comme Botticelli, Manet ou Hopper pour montrer la place grandissante que la technologie a pris dans nos vies et l’évolution des mœurs grâce à ces nouveaux moyens de communication.

J’ai connu cette série à travers  une exposition à l’espace Jean Legendre de Compiègne. Diverses photos de la série étaient exposées dans les couloirs menant à la salle de Théâtre.
Il me fallut quelques passages devant les photos avant de porter mon regard dessus, en effet si on n’y prête pas attention, les couleurs choisies, l’éclairage et la composition les confondent avec de vieilles toiles. Mais lorsque je pris le temps d’observer en détail une photo en particulier, le décalage entre cette première impression et le contenu réel de l’image m’a tout de suite fasciné, et je me suis pris au jeu d’essayer de comprendre non seulement les références aux peintres passés, mais aussi le message caché dans ces clairs-obscurs modernes.


J’ai trouvé l’utilisation de références connues et reconnues pour montrer l’évolution des usages particulièrement intéressante et efficace. Non seulement les photos sont agréables à l’œil au premier regard, grâce à des jeux de couleurs et d’éclairages réfléchis et efficaces mais cet air de déjà-vu pousse tout de suite à s’intéresser au contenu, à jouer aux 7 différences ce qui nous mène tout de suite vers ces accessoires technologiques. On comprend alors que se sont eux les vrais sujets des photos, et prend conscience de la place grandissante qu’ils ont dans nos vies. Le choix même de la photographie pour recréer des peintures dans notre modernité montre que si la vie de tous les jours est influencée par cette évolution des techniques, l’art aussi évolue à la mesure des découvertes.

Les seules sources de lumière de ces photographies sont les écrans qui relient les sujets au monde extérieur, excluant quelque part le sujet de son environnement, il semble seul même si il est physiquement entouré. On comprend à travers ces mises en scènes que ces écrans nous interfaçant avec le monde peuvent aussi nous en couper, nous isoler.
C’est cette double réflexion à la fois sur l’évolution des techniques et des mœurs et sur la place de ces objets dans notre vie, ce que ca implique dans notre rapport à autrui qui m’a donné envie d’en parler car  la force de la photographe est d’exprimer tout cela de manière très simple au travers d’une belle image, quoi de plus engageant ?

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