Compte rendu AR03 sur la conférence de Latour et l’exposition de l’espace Jean Legendre

AIT BAMAR Hassan                                      

COMPTE RENDU AR03

La vidéo étudiée porte sur la conférence de Bruno Latour sur le manifeste cyborg. En effet, dans cette conférence Donna Haraway et Isabelle Stengers présentent les différents aspects et caractéristiques du cyborg mais aussi l’apprentissage du langage et de la communication avec une autre espèce. Dans le but d’étayer ses propos, D. Haraway et I. Stengers illustrent leurs propres d’images et de vidéos. En revanche, l’intervention d’Isabelle Stengers me laisse peu perplexe.

Le cyborg est un mélange de l’être organique et de la machine. C’est un être humain aux capacités modifiées par des dispositifs cybernétiques. Le terme de « cyborg » est d’ailleurs la contraction du mot anglais « cybertenic organism » (organisme cybernétique), apparu dans les années 60 lors des premières explorations spatiales. Il est généralement employé en science-fiction pour désigner des humains améliorés par la technique. C’est l’exemple du fameux « Terminator » ou de « Robocop ». Avec les progrès et la miniaturisation des technologies, on réalise des prothèses de plus en plus discrètes et efficaces, capables de remplacer voire surpasser un membre disparu ou un organe défaillant. On est entré dans l’ère des cyborgs. En effet, on peut trouver de nos jours, dans les milieux hospitaliers des greffes avec des puces ou machine. Prenons l’exemple de Pistorius qui possède une prothèse et grâce à cela il est devenu champion paralympique.

Ensuite, Donna Haraway montre à travers des exemples, dont celui de la vidéo d’un chien intitulé Companion Species : the play of Becoming-with qui démontre que l’animal peut être « programmé » par son maître. Dans cette perspective, Donna Haraway explique que l’homme doit faire confiance à son chien afin que ce dernier puisse recevoir les bonnes informations du maître.  L’exemple de la chienne Cayenne révèle parfaitement l’apprentissage de la communication avec une autre espèce. Donna Haraway tend à établir qu’il est possible de faire quelque chose de pas naturel, c’est-à-dire communiquer avec des animaux en référence au pigeon voyageur. D’ailleurs, peu après, le film de Robert Michalski rend compte d’une adéquation parfaite entre d’une part le geste du maître et d’autre part la réaction du chien. Grâce aux gestes de son maître, le chien parvient à déchiffrer son langage et ce, avec une rapidité exceptionnelle.

Cette façon de procéder dans la communication avec les animaux, en l’occurrence, ici, avec le chien me fait penser à la projection vidéo de l’Espace Jean Legendre où l’on interchangeait à l’aide d’un ordinateur avec femme virtuelle (photo ci-dessous). Effectivement, il y a une similitude du langage entre le maître et son chien (dans la conférence) et nous avec l’ordinateur (à l’espace Jean Legendre) dans le sens où l’on communique avec un individu qui n’est pas réel ou qui ne devrait pas comprendre notre langage. A l’espace Jean Legendre, on arrive à communiquer avec la femme virtuelle grâce aux données que l’on a entrées dans le logiciel de sorte que dès qu’on lui pose une question elle nous rétorque immédiatement. De ce fait, quand on discute avec la femme virtuelle, donne l’impression de communiquer avec une personne réelle car la façon dont elle nous répond est cohérente avec la question posée. Cette femme virtuelle adopte le même langage que nous. Elle pourrait d’ailleurs  échanger avec n’importe quel individu de nationalité différente. Il suffit simplement de rentrer des données en anglais, chinois… pour qu’elle nous réponde dans la langue choisie ab initio. De nos jours, les technologies numériques ouvrent de nombreuses possibilités de communication avec l’individu de façon protéiforme : images, son ou texte.

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A l’espace Jean Legendre, j’ai constaté durant la visite que, l’intelligence artificielle de la plupart des robots était une pure production de l’art. En effet, voir le robot chien tournait sa tête quand on passe notre main devant son museau impressionne. C’est également l’exemple, de la photo ci-dessus, ou dès que l’on glisse notre main le long de son bras cela met en mouvement le papillon. D’un simple contact avec le robot, il réussit à déchiffrer notre langage. De plus, dans ces robots, on perçoit clairement le lien entre la création artistique et la technologie numérique.

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En définitive, cette conférence sur le manifeste cyborg ainsi que l’exposition sur les robots de l’espace Jean Legendre m’ont permis de mieux comprendre la notion de cyborg même si cette notion reste dans l’ensemble relativement vaste. Actuellement, la technologie a envahi notre quotidien. Par ailleurs, on parle de plus en plus de cyborg non plus en termes de fiction, mais sous l’angle d’avancées scientifiques. On peut se poser la question de savoir si finalement la science s’inspire de la fiction, où est-ce la fiction qui s’inspire de la science ?

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