Visite de l’expo « Robots »

La Machine à remonter le temps

Mael le Mée

Matthieu Foucat

 

Basé sur SimMétéo, un projet multimédia de simulateur de conditions météorologiques.

Un dispositif constituée de deux écrans et de hauts parleurs. Le spectateur peut saisir n’importe quelle date dans la base de données qui possèdent 65 ans de données météo prêtées par Météo France.

En quelques clics, on se retrouve entouré par le soleil d’un 8 juin 1985, à moins que ce ne soit par la neige du 14 décembre 2008, ou par la pluie du jour de votre naissance.

 

L’immersion dans l’oeuvre, la naissance d’un cyborg

L’immersion sonore est complète avec une bande son représentative de la météo.

La disposition des deux écrans, un au sol et un au plafond, immergent totalement le spectateur à l’intérieur de l’oeuvre.

L’installation est entièrement dédiée à l’inclusion du spectateur dans l’oeuvre. Le visiteur passe du rôle de spectateur à celui d’artiste à celui d’oeuvre.

L’ensemble n’est-il alors pas alors un cyborg ? D’après la définition issue du Manifeste Cyborg, celui-ci se veut être un organisme cybernétique, hybride de machine et de vivant, créature de la réalité sociale comme personnage de roman.

C’est précisément ce qui se forme avec la machine à remonter le temps. Elle a besoin autant de son cerveau et de sa main humaine, que de sa banque de données informatiques, que de ses équipements son et lumière pour exister dans son intégrité, pour reformer, pendant quelques dizaines de secondes, l’espace temps d’il y a 3 ou d’il y a 30 ans.

 

L’histoire sans fin

Après quelques dates tapées, on se lasse et on repart. Ou alors on choisit de rester. Pourquoi ? Cela m’a rappelé la citation d’Isabelle Stengers, qui évoquait des personnalités qui racontaient des histoires de différentes manières, mais à la fin on se rendait compte que c’était encore et toujours le même récit qui se retrouvait ressassé. Et que c’était ça qui était intéressant, que c’est à la fois toujours la même chose, mais en même temps c’est la première fois. On peut alors rester focalisé sur les différentes conditions météo offertes, qui sont assez limitées, ou alors se baser sur les différentes histoires se créant en liant la date avec la mémoire du spectateur-acteur ainsi qu’avec la météo du jour obtenue.

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