Retour sur le manifeste cyborg et l’exposition Ro[bot] à l’EJL

 

Sans titre

Après le visionnage de la conférence de Donna Haraway et Isabelle Stengers au centre Pompidou, nous pouvons définir un cyborg comme un robot pourvu de la capacité de communiquer et d’interagir avec l’humain. Nous pouvons faire le rapprochement avec  Alissa, œuvre de Agnès de Cayeux, présente lors de l’exposition à Jean Legendre sur le thème RO[BOTS]. Elle vit dans un monde virtuel en 2066, elle s’intéresse au monde qui l’entoure et communique avec les humains à l’aide de l’interface clavier. De plus, elle est également douée de la capacité d’apprentissage ce qui la rend réelle d’une certaine manière car elle évolue au fil des discussions, elle n’est donc plus un simple robot perdu dans ses répétitions. Ainsi, son comportement se modifie au cours de son existence tel un chien que l’on éduque. Cependant,  d’après Isabelle Stengers, il faut interagir avec les cyborgs d’une manière assez infantile mais surtout précise, il ne faut pas d’approximation, comme pour Donna éduquant sa chienne Cayenne.

Lors de l’exposition à  Jean Legendre, nous avons pu expérimenter les échanges entre ce personnage virtuel qu’est Alissa à travers des dialogues écrits. Si nous ne lui parlions pas d’une manière simple, cela engendrait des quiproquos. Elle essayait également de comprendre certaines pensées ou certains sentiments.Ceci nous fait penser au film Her sorti récemment au cinéma dans lequel un homme tombe amoureux de son système d’exploitation qui communique comme Alissa mais à travers la voix d’une femme et qui cherche elle aussi à comprendre les sentiments.

Isabelle Stengers explique aussi à l’aide du document de Galilée que l’on peut prendre rendez vous avec le non-vivant en présupposant ce qu’il va se passer grâce à des calculs. On pourrait faire de même avec Alissa à condition d’avoir une bonne connaissance du programme, or nous avons vu que cette dernière apprenait au fil des conversations. Donc, Alissa tout en restant non vivante, se rapproche de la réalité humaine. Nous pouvons alors constater que l’art ne peut parfaitement reproduire la réalité et la technologie ne peut singer l’humanité. Néanmoins, la combinaison des deux tend à se rapprocher d’un semblant de réalité qui à l’heure actuelle reste encore perfectible.

 

Pour arriver à un cyborg d’une réalité humaine aussi proche que celle du système d’exploitation du film Her de gros progrès restent encore à faire et de plus, il faudrait un langage partagé avec l’humain, composé d’une grammaire simple et sans exception pour que la machine comme l’homme puissent en maîtriser toutes les subtilités. Cependant, ce genre de langage ne pourrait pas permettre de parler de choses abstraites comme des sentiments car seuls les êtres doués d’un esprit possèdent des ressentis et sont donc aptes à en parler et à les comprendre.

 

Amandine Madej

Sandra Leclerc

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

<span>%d</span> blogueurs aiment cette page :