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Archives Mensuelles: octobre 2014

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Titre : Récolte de la tomate par des cardinaux apoplectiques au bord de la Mer Rouge.

Auteur :Alphonse Allais

Date de réalisation :1882

Support technique utilisé :Toile monochromatique rouge

Inspiré par Paul Bilhaud et sa toile « Combat de nègres dans une cave, pendant la nuit » (un monochrome noir) il a put exposé sa première toile « Premiere communion de jeunes filles chlorotiques par un temps de neige » dans une exposition sur les arts incohérents organisé par Jules Lévy.

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Voici quelque une de ses œuvres.

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J’ai connu cette œuvre et plus particulièrement cette artiste au travers du site ubuweb en effectuant des recherches aléatoirement. L’humour et toute les possibilités qui se dégagé de cette œuvre m’ont directement touché. En effet étant monochromatique cette œuvre nous laisse une total liberté quand à son interprétation. Le titre nous met sur une certaine voie et c’est en quelque sorte notre esprit qui vas conceptualisé cette œuvre.

Ce travail est une œuvre dans le sens où il est objet de réflexion , il pousse a la curiosité et nous fait nous interroger sur l’essence même de l’art.

Cette œuvre s’inscrit dans les œuvres du mouvement d’arts incohérent, dirigé par Jules Lévy , dont les principales moteur sont la gaité et l’humour.

Dans le même registre l’artiste à composé une « marche funèbre pour les funéraille d’un grand homme sourd »

Dans sa composition les artiste se contentent de compter des mesures. Allais explique dans une préface qu’il s’est inspiré d’un principe accepté : les plus grandes douleurs sont muettes.

Une telle marche funèbre serait un moment très solennelle qui témoignerais au défunt un certain respect.Pendant toute la représentation nous somme en quelque sorte dans le monde du défunt nous voyons mais n’entendons pas. On pourrais assimilé cela à une minute de silence. Pratique qui consiste à faire silence pendant 1 minute pour témoigner de notre respect.

Les relations entre ces œuvres sont :

Dans un premier temps le coté humoristique. Quand on parle de peinture on imagine en général quelque chose de travaillé de pensée, dont la mise en forme à été travaillé dans un style plus traditionnel. Pour une composition c’est la même chose on imagine un rythme bien définit , des notes qui s’enchaine pour créer une mélodie , les différents instruments s’accordant dans une parfaite symphonie. Dans sont œuvre la mélodie est silencieuse et les musiciens ne joue pas.

Dans un deuxième temps la forme des deux œuvre est semblable dans les deux cas on travail avec quelque chose de singulier : le rouge pour la peinture et le vide ou le silence pour la composition.

Je pense que cette œuvre n’as pour seul but que de nous poussez à la réflexion et c’est avec succès qu’elle y est parvenue pour moi. En la voyant je me suis toute suite interrogé sur le but de cette œuvre , les relation entre la peinture et son titre. Je me suis aussi interroger sur son appartenance à l’art. Ensuite après réflexion j’ai essayé d’imaginé ce que pouvait renvoyer cette œuvre , la mer rouge les cardinaux récoltant des tomates. On finit par recréé mentalement tout un univers à la toile.

Cette toile a belle et bien modifié ma conception de l’art, je pensais qu’un peinture devait être travaillé, renvoyé une certaine esthétique avec des formes des objets faire s’interroger l’observateur tout en lui offrant une voie bien tracé de réflexion. On retrouve quand même cela dans les toiles de Alphonse Allais mais ce n’est pas la voie qui est tracé mais plutôt une direction qui est proposé.

Source :

http://alph-allais.perso.libertysurf.fr/index.html#Menu-accueil

http://ubu.com/historical/allais/Allais-Alphonse_Album-Primovrilesque_1897.pdf

http://declerck.chez-alice.fr/arts-incoherents.htm

yves-klein

Yves Klein, né à Nice le 28 avril 1928, mort à Paris le 6 juin 1962, est un plasticien français.

1) « Carte d’identité »

Monochrome Bleu Yves Klein 1960
Monochrome bleu, 1960
Pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois
Dimension : 199 x 153 x 2,5 cm

Circonstance de sa première apparition/ création : A son arrivée en France en 1955, Yves KLEIN ouvrit son propre Dojo et le décora de monochromes : c’est le point de départ.
Entre 1955 et 1962, il réalisa quelques 194 monochromes, avec une grande variété de supports, de formats et de textures. Il se réduira à la couleur bleue à partir de 1957.
Il appartient au mouvement avant-gardiste pictural de l’après-guerre et au Nouveau Réalisme. Les artistes appartement à se mouvement (de nationalité américaine, italienne ou française par exemple) recherchent leurs identités vers la fin des années 40, début des années 50. Ils renoncent en premier lieu à : la composition, la représentation, aux contrastes de valeurs propres à la peinture traditionnelle européenne, ils s’impliquent dans un art direct : simple et émotif. De part leur grand format, leurs toiles sont des champs d’expérience de l’espace et de la couleur (Color-field), tant pour l’artiste que le spectateur.

2) Expérience personnelle et description

J’ai découvert puis redécouvert cet artiste. Je m’explique, lors d’un cours d’art plastique en classe de 5ème nous avions comme consigne : utiliser l’IKB (International Klein Blue) dans la vie courante. C’est à cette période que j’ai découvert le plasticien Yves Klein. Quelques années plus tard, j’ai redécouvert l’artiste au cours d’une visite au musée Pompidou à Metz. L’exposition consacrée à Yves Klein expliquait comment il utilisait le corps humain pour peindre.

La première fois que j’ai vu le monochrome bleu, je n’avais aucune connaissance à propos de Yves Klein et pour moi l’IKB était une couleur comme toutes les autres. L’œuvre présentait par mon enseignante n’était qu’un vulgaire carré bleu. Lors de la visite, j’ai pu visionner des extraits des séances de « peinture corporel » menées par l’artiste ou des interviews de celui- ci expliquant pourquoi il avait choisi de peindre exclusivement des monochromes. Comme disait le peintre Peul Klee : « L’Art ne reproduit pas le visible, il rend visible ». A travers les monochromes, nous pouvons observer des phénomènes puissants de la nature sans qu’ils soient peints explicitement.

Je l’ai choisi car aujourd’hui je veux approfondir mes connaissances sur Yves Klein. Cet artiste a un rapport très particulier avec le corps humain et plus particulièrement avec les corps nus féminins. Lors de ma visite au musée Pompidou, sa technique m’avait interpelée et aujourd’hui je veux développer mes connaissances sur cette dernière car pour lui il ne s’exprime pas dans ses œuvres : c’est un mode d’être.

Cette oeuvre m’inspire un certain nombre de choses mais principalement : la perfection, la simplicité, la pureté, l’évasion (dans l’eau et l’air). Nous sommes plongés dans le Grand bleu et nous nous trouvons hors dimension, avec une liberté extrême. Ce bleu hors du commun n’engage pas seulement le regard du spectateur, « c’est l’esprit qui voit avec les yeux ». Avec le « monochrome « , l’impact de la couleur reste entier. La couleur est une donnée concrète, mais elle a un effet puissant et instantané sur le mental.
Je trouve que la citation suivante de Klein reflète bien ce que m’inspire le monochrome : « je libère les modèles nus féminins, car il les laissait agir sur mon œuvre alors que les autres artistes créaient leurs œuvres à partir de leur corps immobile ».
Les monochromes ont été conçus à la mesure du corps humain, ce qui signifie chez Klein le lien intime qui unit la peinture au corps et à la chair.
Bien que novice en matière d’art, je trouve sa façon de peindre et de créer très intéressante et attractive. Dans ses tableaux, Yves Klein s’attache autant à l’aspect spirituel autant que à celui du physique. Pour lui, la peinture est affaire de méditation, affaire « d’immatériel ». Il amène le spectateur à la réflexion.

Plusieurs questions naissent lorsque l’on regarde l’oeuvre:
1. La femme n’est-elle pas devenue un outil pour le peintre ? Un vulgaire pinceau « humain »?
2. Quelle est la charge émotionnelle de ces œuvres ? Comment est ressenti « l’invisible » et « l’unique » du peintre ?
3. Est ce que c’est vrai que toutes les couleurs amènent à des associations d’idées concrètes, matérielles et tangibles ?
4. Ces monochromes permettent-ils à la « sensibilité pure » de se libérer ?

Par définition, une œuvre est une production de l’esprit et du talent. Tant que l’artiste exprime ce qu’il ressent, le travail réalisé devient une œuvre à part entière.
Que ses œuvres soient bleues, roses ou or, aucune ne se ressemble, chacune impose sa singularité et même si tous les composants de la peinture disparaissent. Ses œuvres ne sont que « les cendres de son art », ce qui reste de sa rencontre avec la peinture ainsi que sa charge émotionnelle. Elles en sont « l’imprégnation ».

3) Liens culturels possibles

Le monochrome bleu se rapproche d’autres travaux:

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Monochrome vert, 1957

Pigment pur, liant synthétique et enduit sur toile montée sur bois
105,3 x 26,8 x 4,7 cm

Les monochromes bleus ne sont qu’un aspect de son travail qui se décline à travers différentes techniques.

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Anthropométrie de l’époque bleue (ANT 82), 1960
Pigment pur et résine synthétique sur papier monté sur toile
Dimensions : 155 x 281 cm

Klein désignait l’anthropométrie comme « la technique des pinceaux vivants ». L’œuvre, Les Anthropométries, est intéressante pour plusieurs raisons :
1. D’abord car elle propose une nouvelle manière de faire de l’Art, comme un spectacle, devant un public qui peut réagir en direct: c’est ce que l’on appelle la performance (enregistrement des séances sous formats vidéo et audio).
2. Ensuite, Yves Klein décide de donner une plus grande place au modèle, qui habituellement pose pour le peintre. Ici non seulement le modèle est montré au public mais surtout c’est lui qui peint le tableau, par son empreinte. Yves Klein ne fait que donner des instructions, tel un chef d’orchestre.
Yves Klein est dans la tradition classique de la peinture du nu, mais avec une perception différente du réel. C’est une œuvre à la mesure du corps.
→ Les Anthropométries ont souvent été comparées à l’Action Painting de l’artiste américain Jackson Pollock.

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L’Arbre, grande éponge bleue, 1962
Pigment pur et résine synthétique sur éponge et plâtre
150 x 90 x 42 cm

A l’origine, les éponges sont pour Klein un moyen d’appliquer la couleur sur le support (par imprégnation) ce qui permettait d’éviter le tracé du pinceau. La découverte de « la beauté du bleu dans l’éponge », redoublant l’intensité du pigment, le conduit à l’utiliser comme « matière première ». La forme anonyme du végétal s’impose comme l’équivalent du monochrome peinture.
Yves Klein disait : « après avoir voyagé dans le bleu de mes tableaux, les spectateurs en reviennent totalement imprégnés en sensibilité comme des éponges ».

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Peinture de feu sans titre (F 74), 1961
Papier brûlé sur bois
Dimensions : 
139,5 x 102,3

Yves Klein s’est aussi mis à Peinture de feu. Dans ses œuvres, il cherchait à imprimer les traces du feu sur divers supports. C’est au Centre d’essais de Gaz de France de la Plaine Saint-Denis, que lui a été mis à disposition un équipement industriel, afin d’apprendre à maîtriser le feu et à effectuer les réglages précis pour en utiliser les différents degrés de puissance. Dans ces Peintures de feu, il convoque les éléments de la nature afin de manifester leur force créatrice et il joue avec les pleins et les vides des formes tracées alternativement en négatif et en positif.

Plusieurs relations peuvent être faites entre les différents travaux: tout d’abord, l’artiste laisse au spectateur une grande liberté pour comprendre et interpréter son œuvre. Ensuite, il utilise toujours la même couleur : son bleu lui permet d’exprimer le vide. Il laisse libre cours à son imagination.

De manière plus générale, il s’intéresse aux éléments de la nature et aux matières premières simples et habituelles auxquelles on ne prête que rarement de l’attention (ex : l’éponge).
De plus, les œuvres, qui sont le résultat de la performance, jouent avec l’idée de figuratif (qui représente quelque chose) et d’abstrait (qui ne représente rien). Yves Klein se demande pourquoi l’art doit représenter fidèlement le réel ? A quoi sert-il de peindre un lit si on ne peut pas dormir dedans ? Une femme si on ne peut pas la serrer dans ses bras ?
De manière générale, il aborde les thématiques du vide, de l’invisible et de l’infini de manière pure et simple.

4) Point de vue critique argumenté

Selon Yves Klein : « Le bleu n’a pas de dimension, il est hors dimension, tandis que les autres couleurs, elles, en ont. Ce sont des espaces pré-psychologiques (…). Toutes les couleurs amènent des associations d’idées concrètes (…) tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu’il y a de plus abstrait dans la nature tangible et visible ». Avant de connaître l’origine de cette œuvre, j’avais imaginé une autre « histoire » pour cette œuvre : elle illustré le vide, le néant. A présent, je ne regarderai plus un tableau noir ou un tableau recouvert de lignes horizontales de la même manière.

Je retiens qu’une œuvre ne doit pas être « compliquée », une simple toile unie est une œuvre à part entière. A partir du moment où l’on s’intéresse et qu’on réfléchit quelques secondes, la toile prend une toute autre dimension. Le spectateur laisse libre cours à son imagination avec ce type d’œuvre. Par exemple, un tableau représentant un paysage laisse moins de place à l’imagination et à l’interprétation car le message principal de l’artiste a été immédiatement compris par le spectateur.
Yves Klein a imposé sa singularité en délaissant le pinceau au profit du rouleau, puis des corps des modèles, les fameux « pinceaux vivants ».
Plus généralement, l’œuvre d’art est le produit de l’intelligence et du travail de l’homme : aucune intervention du hasard et de la nature. L’œuvre d’art s’adresse essentiellement à la vue (les tableaux) et à l’ouïe (les bandes sonores de l’artistes concernant sa façon de penser). Je retiens que les œuvres de Yves Klein sont profondes et l’œuvre d’art n’a pas de fonction première contrairement à l’objet technique (il permet de stimuler notre esprit).
Pour finir, selon moi l’art exprime des affects comme l’émotion ou les sentiments. Une œuvre doit toucher un minimum le spectateur et c’est ce que j’ai ressentit en étudiants les différentes œuvres de Yves Klein.

Il me reste une question sans réponse:
1. Comment Yves Klein a eu exactement l’idée de breveter « sa » couleur ?
Cette couleur avait déjà été utilisée auparavant et il a sélectionné un bleu outremer déjà existant, extrêmement saturé, mat et d’une absorption totale. Son bleu — l’IKB (International Klein Blue) — est officialisé lorsqu’il fait procéder à son brevetage, le 19 mai 1960 à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) sous l’enveloppe Soleau n° 63 471. Cette démarche donnera encore plus de poids à cette couleur bleue créée par et pour cet artiste.

Bibliographie
1. Ubu web – Yves Klein
2. Centre Pompidou Metz
3. Les arts plastiques du Lycée Comte de Foix – Andorre
4. Laboratoire du geste : Yves Klein, Anthropométries de l’époque du bleu.

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Rotated Alphabet

1. Carte d’identité

titre original : Rotated Alphabet

auteur : Anatol Knotek (1977 – )

date publication : mai 2014 (création supposée en 2010)

type d’œuvre : poésie visuelle sous la forme d’un livre de 26 pages et de dimension 25×18 cm

2. Description

livre

Rotated Alphabet’s Book

L’œuvre « Rotated Alphabet » se présente sous la forme d’un livre minimaliste composé de divers planches de poésie visuelle.

La poésie visuelle est la poésie ou art dans lequel l’arrangement visuel du texte, image ou symbole a une place importante dans la transmission de l’effet recherché du travail. La poésie visuelle est une partie du mouvement artistique de l’Avant-Garde.

Le travail d’Anatol Knotek, un artiste autrichien, résulte de la popularité de la typographie dans le monde actuel. Il utilise des outils informatiques afin de permettre la rotation de chaque lettre de l’alphabet, selon son axe central. Il regroupe ou non ses rotations sur un même support.

Lien de l’animation : http://www.anatol.cc/textanimations/rotated_alphabet.html#.VD9vhCwcRhg

rotate letter

rotate letter

 

J’ai découvert cette œuvre en naviguant sur le site UbuWeb (http://www.ubuweb.com/) dans la catégorie « visual poetry ». Cette œuvre « Rotated Alphabet » d’Anatol Knotek a retenu mon attention car elle se détachait des autres par son aspect visuel. De plus, elle m’a semblé être la plus ancrée dans l’époque actuelle de la modernité en utilisant les techniques de l’informatique au service de l’artistique.

Je suppose que ce travail possède, en plus de sa qualité visuelle, un message sens profond et artistique. Cela implique pour l’observateur de ne pas simplement regarder l’œuvre, mais également de se poser des questions sur son sens caché.

3. Mise en relation

dessin à l'aide d'un spirographe

dessin à l’aide d’un spirographe

mandala

mandala

Je trouve que l’œuvre « Rotated Alphabet » peut se rapprocher des dessins de Mandala et de ceux réalisés avec le jeu Spirographe.

Le Mandala se présente habituellement sous la forme d’un cercle contenant divers dessins et symboles plus ou moins complexe. A l’origine, il avait pour but la méditation dans le bouddhisme et aujourd’hui pour se relaxer en le coloriant.

Le Spirographe est un instrument de dessin permettant de tracer des figures géométriques et des courbes mathématiques. Il est composé de différentes roues dentés en plastiques possédant des trous que l’on place dans un anneau (le tout sur une feuille de papier). Ensuite, il suffit de placer un stylo dans un des trous et faire tourner la roue.

spirographe

spirographe

4. Point de vue critique

Le titre de l’œuvre d’Anatol Knotek : « Rotated Alphabet » décrit parfaitement sa composition. Il s’agit en effet des lettres de l’alphabet ayant subit une rotation.

Je trouve cette œuvre très esthétique et graphique bien qu’elle soit plutôt simple dans sa réalisation et représentation. Je retiens de « Rotated Alphabet » qu’une représentation de quelque chose simple peut être artistique.

Cependant, des questions restent en suspens comme la raison de ce travail et le sens caché.

1/ Carte d’identité

Titre : Five Words In Red Neon

Auteur : Joseph Kosuth (1945)

Date de réalisation : 1965

Type d’œuvre : Conceptual Writing

Technique utilisée : Utilisation de néons pour former une phrase

Circonstances de sa première apparition / création : Œuvre appartenant au mouvement de l’art conceptuel (branche de l’art contemporain apparu dans les années 60 et dont Kosuth est l’un des pionniers) qui donne la prévalence à l’idée au détriment de la matérialité. L’œuvre Five Words in Red Neon s’inscrit dans un ensemble d’œuvres

 2/ Description

J’ai connu cette œuvre via internet, lors de recherches sur le site UbuWeb. J’ai choisi cette œuvre car elle a tout de suite retenu mon attention. En effet , j’ai été interpelée par cette œuvre tautologique, cet énoncé en néon qui « dit ce qu’il est et est ce qu’il dit », et amène ainsi à l’autoréflexivité : le but de l’art peut-il être autre qu’esthétique ? Une œuvre est-elle forcément interprétable ? L’art se suffit-il à lui-même ? L’art est t’il la définition de l’art ?

Ce travail, d’après moi, peut être qualifié d’œuvre d’art car elle produit du sens, l’art est ici langage et relève du domaine des idées. Kosuth voit dans l’œuvre d’art le but esthétique comme exercice esthétique, non comme art à proprement parler, il a voulu séparer l’esthétique (=jugement de la perception du monde en général) de l’Art. « Art as art », c’est penser les choses de manière objective, ne pas regarder autre chose que ce que l’on voit, en évitant toute interprétation.

Selon moi, un parallèle peut être fait entre cette œuvre et la technique. En effet, c’est l’électricité, la lumière, qui permettent à l’œuvre d’exister. Les œuvres au néon plus que liées à la technique, elles en dépendent.

Vidéo OTTO, la minute d’art contemporain

3) Liens vers d’autres œuvres

Les néons utilisés dans l’affichage publicitaire ont très tôt attiré les artistes contemporains, et réaliser une œuvre avec des néons n’a pas seulement inspiré J. Kosuth, le principe a été développé par de nombreux artistes tels que : Alberola, M. Raysse, F.morellet, C. Lévêque, P. Huygue, P. Bismuth ou D. Buren. Ils y ont vu un nouveau média et ont détourné ces tubes colorés à la lumière vibrante qui se travaillent facilement. Au lieu de reproduire la lumière avec leur pinceau, au lieu de l’imiter, ils l’intègrent directement dans leur œuvre. Certains plasticiens du néon jouent avec des chiffres et des nombres, d’autres composent des mots et des phrases. Les messages lumineux incitent à la réflexion ou simplement à sourire au travers d’injonctions philosophiques, absurdes, obscures ou politiques.

Alberola-neon-expo-Bernardins-.jpg

Série alertes, installation de néons d’Alberola, collège des Bernardins

néon irréel Lévêque

En finir avec ce monde irréel, néon de Claude Lévêque, 2006

Nauman-1972-run-from-fear.jpg« run from fear
fun from rear »
néon de Bruce Nauman, 1972

4) Votre point de vue critique

Pour moi, cette œuvre répond à ses promesses dans la mesure où elle est pleine de sens, l’art est langage et le fond prévaut sur la forme.

Cette œuvre m’a permis de remettre en question mes « stéréotypes » sur l’art. Je pense maintenant que l’on commettrait un erreur en associant systématiquement art et esthétique.

L’art conceptuel s’oppose au formalisme qui est un concept esthétique. « Art pour art » ou « Art as art » je pense cependant que les deux mottos sont fondés. Pour Marcel Mauss « un objet d’art, par définition, est l’objet reconnu comme tel par un groupe ».

 

Sorti en 1995, Lumière et Compagnie est un long métrage documentaire de 88 minutes réalisé par un collectif de 41 réalisateurs.

 

 

L’idée de ce documentaire est simple, on propose à chacun de ces réalisateurs de classe internationale (David Lynch, Claude Lelouch, Spike Lee…) de produire un court métrage dans les mêmes conditions que Louis et Auguste Lumière à la fin du XIXème siècle. C’est-à-dire dans les conditions offertes par le cinématographe Lumière : Une image en noir et blanc, pas de son synchronisé, pas plus de 3 prises par séquence et une durée maximum de 52 secondes.

 

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Le cinématographe Lumière, permet à la fois de filmer et de projeter un film

En soit, des condition assez spartiates pour ces réalisateurs rodés à l’utilisation des moyens disponibles à la fin des années 1990 (prise de son synchronisée, post-production…).

 

La volonté principale de ce documentaire est de rendre hommage aux pères fondateurs du cinéma. Mais aussi de voir comment se débrouilleraient les maitres du cinéma contemporains s’ils étaient nés à l’époque des Frères Lumière. On obtient bien évidements des résultats très diverses, certains réalisateurs excellent dans cet exercice. On peut prendre l’exemple de Claude Lelouch qui nous propose de revisiter une scène de baiser :

 

 

Lelouch nous propose de retracer l’évolution des techniques cinématographiques par une élégante rotation autour des deux protagonistes. On voit passer, en arrière plan, une succession de réalisateurs, cameramen et techniciens de diverses époques. Le message de Lelouch dans cette vidéo est que malgré l’évolution technologique, le cinéma a toujours la même finalité : capturer et transmettre des émotions aux spectateurs. En effet, les protagonistes n’évoluent pas au cours de la vidéo contrairement à l’équipe technique.

 

Bien évidemment, on peut aisément rapprocher Lumière et compagnie de l’ensemble des œuvres de la fin du XIXème, début du XXème siècle, à cause du format des cours métrages. Certaines des vidéos se rapprochent vraiment du style de celle des frères Lumière, et peuvent nous rappeler par exemple la vidéo bien connue de l’arroseur arrosé :

 

L’arroseur arrosé :

 

Il y a aussi certaines vidéos hommages comme celle Pierre Lecompte :

 

 

C’est bien évidemment la version moderne de Arrival of a train at La Ciotat, où la locomotive à vapeur est remplacé par un TGV.

 

 

Ce qui m’a touché dans cette oeuvre, c’est l’hommage offert aux pionniers du cinéma qu’on peut y découvrir et plus particulièrement aux frères Lumières. Un quarantaine de réalisateurs ont réussi à créer ce documentaire touchant grâce à une multitudes de petites séquences de 52 secondes en noir et blanc. C’est un documentaire qui mérite vraiment le coup d’oeil.

 

 

 

 

 

 

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