Babette Mangolte – Calico Mingling

Titre : Calico Mingling

Réalisatrice : Babette Mangolte

Corégraphe : Lucinda Childs

Date de réalisation : 1973

http://www.ubu.com/dance/mangolte_watermotor.html

Calico Mingling est une vidéo de danse réalisée par Babette Mabgolte. Il est possible de la visionner grâce au lien ci-dessus. Dans cet article nous essaierons de présenter l’œuvre et d’expliquer en quoi elle m’a interpellé, quelles sont les limites que j’ai pu y voir et quel peut en être un interprétation rapide.

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Support, taille, technique utilisée –

Dans un premier temps si on considère la chorégraphie en elle-même, le support est le corps humain et la toit terrasse sur lequel se déroule la mise en scène. La taille de l’œuvre n’est pas définie dans le temps. Dans l’espace elle se limite au lieu d’exécution c’est-à-dire dans ce cas au toit terrasse. La technique utilisée est la danse contemporaine basée sur des mouvements simples et quotidiens.
Dans un deuxième temps si on considère la vidéo de la chorégraphie, le support est donc la vidéo en noir et blanc. Il s’agit d’une vidée en 16 mm mais la taille que nous percevons varie selon le support matériel que nous utilisons : écran d’ordinateur, projecteur, etc.

Pour la suite de cette présentation nous nous attacherons plus à la vidéo comme oeuvre. On considère donc que l’artiste est Babette Manglote et la danse devient un support, ou un sujet.

Circonstance de sa première apparition –

Cette vidéo a été crée dans un projet plus large de Babette Manglotte qui inclue aussi des photos. Le but de cet ensemble d’œuvres était de montrer de l’art dans des mouvements dansés se basant sur des mouvements quotidiens. Ici la marche, d’avant en arrière et les mouvements de bras sont les seuls éléments présents, et pourtant on peu parler d’une chorégraphie. Le minimalisme de la vidéo est amplifié par la dimension noir et blanc, la simplicité et la géométrie du décor ainsi que les tenues des danseuses. Différents chorégraphes ont participé à ce projet tel que Yvonne Rainer ou encore Trisha Brown. La vidéo existe également sous forme de photos très graphiques. Ces dernières ne rendent pas compte des déplacements en eux même, mais on comprend la mise en scène.

Pourquoi cette vidéo? –

J’ai découvert cette vidéo sur le site http://www.ubu.com/ . En me baladant dans la partie consacrée à la danse je suis tombée sur ce court film qui m’a intriguée des les premières secondes par son graphisme et la qualité de son noir et blanc. En continuant de regarder la vidéo j’ai été intriguée par la répétitivité des mouvements ainsi que leur simplicité. Je porte un intérêt particulier à la danse et à la photographie, je pense que le mélange de ces deux domaines se ressent dans cette vidéo et c’est donc pour cela que j’ai été interpelée.

Vision critique –

Je l’ai visionné sur le net, mais il me semble qu’elle doit prendre une toute autre ampleur dans un musée car les personnages sont alors à taille casi réel et l’on doit se sentir complètement absorbé par le décor. La vidéo dure 10 min il me semble qu’au bout de 5 min on s’attend à de nouveaux points de vue ou bien un nouveau type de mouvement.
La réflexion menée sur le mouvement quotidien dansé de façon minimaliste aurait surement pu aller plus loin dans sa variété ou dans sa multiplicité des interprétions. Mais a ce moment là, la vidéo conserverait elle sa dimension minimaliste?
A travers des déplacements des corps humains les uns par rapport aux autres au sein de ce décor simpliste et extrêmement géométrique ainsi qu’au travers des changements de points de vue on en vient à oublier la chorégraphie et les corps pour ne voir qu’un mouvement d’ensemble. Ce phénomène provoque une captation du regard qui est selon moi le signe d’une œuvre d’art.

Lien avec d’autres œuvres/arts –

Une autre vidéo de Babette Manglote avec une chorégraphie de Trisha Brown

http://www.ubu.com/dance/mangolte_watermotor.html

On pourrait rapprocher cette vidéo de la photo d’architecture et surtout de la photo d’architecture en noir et blanc de milieu urbain. Les lieux graphiques de la ville sont souvent utilisés comme décor pour des démonstrations sportives et artistiques.

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La chorégraphie telle quel en ville dans un lieu qui parait plutôt insolite pourrait être rapproché du phénomène des falsh mob où la danse trouve sa place dans la rue et ou la répétition des mouvements est très utilisée pour permettre aux nouveaux danseurs de reprendre la chorégraphie.

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