Le transhumanisme, entre art et technologie

Introduction

C’est le biologiste Julian Huxley qui semble avoir été le premier à avoir utilisé le terme de « transhumanisme ». En 1957, il définit le transhumain comme « homme qui reste un homme, mais se transcende lui-même en déployant de nouvelles possibilités pour sa nature humaine ».  Le transhumanisme consiste, en effet, à utiliser la science et la technologie moderne pour améliorer les capacités physiques et mentales des êtres humains.

A l’heure actuelle, le principal problème de ce concept est du domaine « moral ». Certains hommes craignent en effet une déshumanisation de notre espèce. L’homme doit rester maitre de son invention et rester dans une optique de transhumanisme « responsable ».

I – Un artiste : Stelarc

Stelarc, de son vrai nom Stelios Arcadiou, est un artiste australien né en 1946 qui travaille sur l’art corporel et qui mêle biologie et robotique. L’une de ses réalisations est son 3e bras robotisé, datant des années 1980.

stelarc

Il affirme que le corps est obsolète ; les capacités physiques de l’Homme sont donc devenues, selon lui, insuffisantes, limitées.

II – Des images, dérivées d’une oeuvre culte : La création d’Adam

Un grand nombre de créations d’internautes rappellent de manière assez frappante l’œuvre originale de Michel-Ange. En voici deux exemples :

image1

La jonction « humain-technologie » est visible sur cette représentation, Dieu crée donc ici le transhumain à son image. En revanche, pour la seconde image :

image2

Ici, seule la partie « technologique » est visible ; Dieu crée le robot à son image.

A ce stade, la question à se poser est la suivante : le transhumanisme correspond-il à l’amélioration de l’Homme ou bien à la création d’une nouvelle espèce ?

III – Des réalisations matérielles : les robots ADAM

Adam est un nom symbolique, associé à la « première création ». C’est en effet le cas pour les deux réalisations suivantes :

adam1

Créé en 2004 par le professeur Ross King, ce robot scientifique aide le monde de la recherche. Il est capable de poser une hypothèse, de concevoir une expérience, de la réaliser ainsi que de tirer des conclusions.

adam2

Ce robot d’assistance personnelle a quant à lui été créé cette année, en 2014, par une entreprise italienne nommée Hands Company. Il a pour but de faciliter la vie quotidienne de son possesseur en apprenant à connaître ses goûts et ses besoins de tous les jours ; ce robot est autonome dans ses mouvements grâce à un système de reconnaissance vidéo.

IV – Un film : Her

Ce  film est une comédie dramatique de science-fiction américaine écrite et réalisée par Spike Jonze, en 2013.

her
Cette histoire se déroule en 2025 à Los Angeles. Il raconte l’histoire d’une rencontre amoureuse entre Theodore et Samantha. Théodore est un écrivain pour un site web vendant des lettres manuscrites de toutes sortes (familiales, amoureuses, etc.). Dans un état de dépression, suite à son divorce, il s’achète un nouveau logiciel de compagnie, qui n’est autre qu’un système d’exploitation avec une voix féminine. Cette dernière, conçue pour s’adapter et évoluer, se choisit le prénom Samantha. Ils entament alors une relation amicale qui se transformera peu à peu en une relation amoureuse.

Environ dix ans avant la concrétisation du projet, Spike Jonze découvre sur Internet un article évoquant un programme d’intelligence artificielle. Dans cette article, il s’agissait d’un dispositif assez simple. Spike Jonze se demande alors ce qu’il se passerait si un tel programme développait des sentiments amoureux.

Dans ce film, l’âme de Samantha est suggérée par la naissance de ses sentiments humains ; elle en vient même à « ressentir » le poids de son corps, qui est inexistant. La frontière entre chair et virtuel s’amincit peu à peu, en même temps que la dépendance de Théodore se crée envers son OS. Deux facettes de la technologie nous sont alors exposées : Spike Jonze nous présente tant les biens faits du transhumanisme que sa dangerosité.

Malgré ces différentes explications, tout Homme est en droit de rester persuadé que le transhumanisme n’est qu’une vision d’un futur plus ou moins proche. Cependant, il faut garder en tête que le principe de l’art aux XXe et XXIe siècle réside dans une volonté de reproduire la réalité qui nous entoure …

Priscille et Baptiste

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