Expo « Les composites » : « Nabetan tente de réparer ça au mieux »

L’œuvre choisie a pour titre « Nabetan tente de réparer ça au mieux » et a été réalisée par Tomoya Watanabe. Cette œuvre présente la réparation d’un garde fous à l’aide d’une imprimante 3D qui a permis la reconstitution de certaines pièces cassées comme des vis ou des écrous par exemple.

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Nabetan tente de réparer ça au mieux.

            L’exposition « Les composites » présentait plusieurs types de 3D, on retrouvait donc des sons 3D, des images 3D et des objets issus de l’impression 3D. Au moment de mon choix de présentation d’une œuvre, je me suis tourné tout de suite vers les objets d’impression 3D car c’est une technologie qui m’intéresse beaucoup de par la qualité et la relative simplicité d’obtention d’objets par ce biais.

J’ai ensuite choisi cette œuvre car j’ai été surpris de voir que le fait de réparer un objet à l’aide de l’impression 3D pouvait être considéré comme de l’art. En effet, au départ Tomoya Watanabe n’a pour but que d’arranger des problèmes du quotidien à l’aide d’une imprimante 3D.

Une raison qui m’a fait penser que l’on pouvait considérer cette réparation comme de l’art est la nouveauté de l’impression 3D dans le quotidien. En effet, lorsque l’on parle d’impression 3D, d’abord, on parle d’une technologie plutôt récente, et ensuite, on l’utilise principalement en industrie pour la réalisation de prototypes. Cela m’amène à penser que d’ici quelques années, ce type de production ne sera probablement plus considérée comme de l’art car l’impression 3D sera démocratisée.

Je trouve donc cette œuvre intéressante car en plus d’être considérée comme de l’art, c’est une production utile d’un point de vue matériel. On peut la relier dans le même ordre d’idée mais toutes proportions gardées à une autre œuvre de l’exposition « Despatch ».

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Despatch

                En effet, « Despatch » est un satellite de forme hélicoïdale qui émet un son qui dépend de sa température et de sa vitesse angulaire. Le satellite émet donc une poésie dans l’espace ce qui en fait une œuvre d’art unique mais cette œuvre a aussi une vocation scientifique car elle a pour but de démontrer que l’on peut capter de très faibles signaux sonores depuis l’espace.

Ces deux œuvres montrent donc qu’une œuvre d’art n’a pas forcément qu’un contenu artistique mais elle peut aussi avoir une utilité scientifique ou technique pour les deux exemples précédemment cités.

Cette œuvre m’a donc étonnée par le fait que si j’avais vu un objet réparé grâce à l’impression 3D avant cette exposition, je n’aurais pas du tout pensé que l’on pouvait considérer cela comme de l’art. Cependant, je pense que sa qualité d’œuvre d’art va tendre à disparaitre au fur et à mesure que l’impression 3D va se développer.

Freddy Boyaval

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