Présentation DESPATCH

L’œuvre étudiée s’intitule DESPACH (pour DEep SPace Amateur Troubadour Challenge), elle fait partie du projet ARTSAT lancée par l’Université de Tokyo et l’Université d’art de Lama. Elle a été réalisé en 2014, je suppose qu’il s’agit d’un challenge d’étudiants, plus ou moins aidés par des enseignants-chercheurs des deux universités.

L’œuvre étudiée est un satellite de dimensions 50cm*50cm*50cm qui diffuse de la poésie à très longue portée (4,7 millions de km) grâce à la technologie de transmission fragmentée. Elle est composée d’une armature en aluminium contenant les batteries et le transmetteur, d’une antenne et d’une enveloppe en matériaux composites ayant une forme hélicoïdale.

J’ai découvert cette œuvre lors de l’exposition Les Composites à Compiègne. Des photographies, des panneaux explicatifs ainsi que des miniatures de l’œuvre imprimées en 3D étaient présentées. J’avoue avoir mis un certain temps à comprendre la nature de l’œuvre cependant, j’ai été intéressé par qualité technique de l’œuvre et par le sens que l’on pouvait donner au projet. En effet, je n’ai pas trouvé d’information à ce sujet, le sens que je donne à cette œuvre est donc purement subjectif (et donc peut être faux).

Peut-on parler d’œuvre d’art pour un projet universitaire ?

La qualité de ce projet repose sur plusieurs points. Tout d’abord, il faut souligner la difficulté technique d’un tel projet et le travail d’expérimentation nécessaire à la réussite de la mise en orbite du satellite et à son bon fonctionnement dans l’espace.

Ensuite, l’enveloppe de forme hélicoïdale n’a d’après moi qu’une fonction esthétique. C’est à dire que les concepteurs ont tenu à soigner l’esthétique du satellite alors même que très peu de gens risquent de l’apercevoir.

Enfin, l’idée même du projet peut justifier son caractère artistique : diffuser de la poésie dans un espace vide et froid de plusieurs millions de kilomètres (cube, oui pardon, sinon il y a un problème de dimension) est une démarche artistique. Le contenu de cette poésie pourrait d’ailleurs à lui seul être une œuvre d’art. Il est basé sur un algorithme qui associe continuellement à des données mesurées par le satellite (température, vitesse, vitesse angulaire) des mots parmi une liste tirée du poème « Gadgi béri bimba » de Hugo Ball. Ce procédé d’écriture se rapproche d’œuvres du courant dadaïste ou surréaliste avec cette idée d’écriture systématisée.

Cette œuvre s’inscrit dans la thématique de l’exposition Les Composites par sa volonté de puiser dans les nouvelles capacités de la technique des idées d’expression artistique. Ce qui me semble être une source inépuisable de créativité.

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