Pourquoi pas des abris pour les Bernard l’ermite ?

Ika Inomata est née à Tokyo en 1983, elle diplômée en Inter média de l’université des arts de Tokyo.

Elles crée des œuvres avec des être vivants. En japonais, les Bernard-l’ermite sont appelés « Yadokari », qui signifie littéralement quelqu’un vivant dans un logement provisoire. Ceci lui a donc donné des idées pour la création de ses œuvres.

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Cette œuvre est une représentation 3D de plusieurs types de coquilles ou coquillages nécessaires à la survie des bernard-l’ermite. L’imprimante 3D est l’outil utilisé pour explorer des techniques inscrites dans une réflexion contemporaine. Les créations de la japonaise IKA Inomata ont été envoyées à Compiègne et ont voyagées à travers le monde afin d’être exposés à l’Espace jean Legendre.

Ces créations représentent une nouvelle forme d’exposition innovante à l’avant garde de la création contemporaine.

Description du choix

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J’ai donc choisie cette œuvre de Ika Inomata que j’ai connu grâce à l’exposition sur les composites 3D à l’espace Jean Legendre où nous nous sommes rendus lors du cours d’AR03. J’ai tout de suite été séduite par cette œuvre car j’ai été surprise par ce contexte et cette originalité. Le travail de Ika est recherché, en effet créer un habitat pour des animaux tels que les bernard-l’ermite est très intéressant, de plus la métaphore que l’artiste veut en faire m’a interpellée.

La technologie et la science et l’art sont présentes tout au long du processus de création de l’œuvre puisqu’il est nécessaire de réaliser une étude tomodensitométrique de la forme des coquillages afin de reproduire leur structure interne avec l’impression 3D et de créer ainsi de nouveaux types de refuges pour ces crustacés. Ceci se mêlant à l’esthétisme de l’œuvre.

Je pense que ce travail reste une œuvre par son originalité, le fait que l’artiste soit connu, ait exposé seul dans de nombreux lieux prouve sa capacité à réaliser des choses qui plaisent au public et qui, je pense peuvent interpeller. Cette œuvre semble donc proche des disciplines technologiques et scientifiques afin de créer l’objet d’une part mais également connaître le mode de vie des êtres vivants et principalement des bernard-l’ermite tout en ayant un sens de l’artistique et de l’originalité.

En effet, les bernard-l’ermite changent de coquillage à mesure qu’ils grandissent. Parfois ce sont des bernard-l’ermite plus forts qui expulsent leurs congénères de leur habitat. Aki inomata leur propose de nouveaux abris qui représentent différentes villes du monde et qu’ils peuvent accepter ou non d’habiter.

L’apparence de ces crustacés change complétement lorsqu’ils changent d’abris. Métaphoriquement, pour Ika, ils semblent passer d’un pays à l’autre et rappellent le destin des migrants et des réfugiés dont l’identité peut parfois changer selon leur nouveau pays d’adoption.

Ika a fait l’analogie du changement de coquilles des bernard-l’ermite à l’auto adaptation des humains lorsqu’ils acquiert une nouvelle nationalité, lorsqu’ils immigrent dans un autre pays ou encore lorsqu’il y a délocalisation et donc nécessité d’adaptation dans les pays étranger. De la même façon, l’apparence des bernard-l’ermite change complètement comme ils changent d’abris. Ces bernard-l’ermite semblent donc traverser des frontières nationales.

Les coquilles sont primordiales dans la vie des Bernard l’ermite, puisqu’elles protègent leur abdomen mou, très vulnérable face aux prédateurs naturels. C’est pour cela qu’il faut créer plusieurs coquilles et à des tailles différentes pour chaque spécimen.

La création d’un micro habitat pour les bérnard l’ermite est donc nécessaire en cas de manque d’abris naturel. En effet, cet animal né naturellement dépourvu de carapace, par conséquent pour se protéger il va chercher son habitat vers des coquilles d’animaux morts contrairement à d’autres animaux tels que les escargots qui naisse naturellement avec une coquille et grandira avec au fur et à mesure de sa croissance.

On peut comparer cette œuvre à la prothèse d’un humain à qui il lui manque une partie de son corps pour vivre correctement et convenablement.

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Point de vue critique

Cette œuvre répond donc à sa promesse de base, vouloir donner un abri aux Bernard l’ermite tout en utilisant une technique innovante, rendre réel ce qui est virtuel. Les nouvelles technologies 3D bouleversent les champs de la création et interrogent les artistes comme les scientifiques. La virtualité prend de plus en plus de place au sein des pratiques artistiques, ludiques et professionnelles. Nos principes de perception sont mis à l’épreuve par les technologies 3D pour rendre réel ce qui est virtuel.

Ce travail, a défaut d’être uniquement une œuvre d’art est une expérimentation technique et scientifique. Elle joint l’esthétisme de la coquille du Bernard l’ermite avec sa transparence qui nous permet de voir réellement le crustacé dans sa coquille ainsi que l’innovation.

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