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Archives d’Auteur: lucdall

Nous rediffusons ici un texte du site sound-vibz à propos du film « RIP : remix manifesto » de Brett Gaylor :

« Depuis l’avènement d’Internet, une véritable guerre fait rage entre les défenseurs du copyright et les partisans du domaine public. Ces derniers ont publié un manifeste pour une libéralisation des droits d’auteur au profit de la création. Ce film retrace leur combat contre les majors américains.

• Image extraite du film RiP: remix manifesto (Girl Talk)

Dans son documentaire RiP: remix manifesto, le réalisateur montréalais Brett Gaylor cherche à démontrer comment les diverses législations sur le copyright appauvrissent notre culture au lieu de la protéger.
Personnage-clé du film, l’artiste américain Girl Talk fait vibrer les foules avec des chansons faites entièrement de collages musicaux, et risque de ce fait des amendes faramineuses à chaque fois qu’il monte sur scène.
D’un monde où les Rolling Stones révolutionnaient le rock’n’roll en « volant » les riffs de guitare de Muddy Waters, serions-nous passés à une société verrouillée où la moindre création est désormais déposée par quelques multinationales ? » source (avec le film sous-titré en FR)

Voir le film en V.O ici : http://films.nfb.ca/rip-a-remix-manifesto/

Une installation vue à la Nuit Blanche 2010 Paris sur le Pont St Louis. D’une taille imposante, elle se présente sous la forme d’un ensemble de cubes réalisés en tubes d’acier galvanisé liés les uns aux autres. La structure abrite une diffusion sonore, sur la base d’une rythmique qui tonne et se synchronise avec une projection d’images 3D filaires sur la structure même. De l’image 3D projetée sur une structure 3D donc. Dans un registre sonore électro, parfois noise, on la trouve géante de loin et plutôt transparente et fluide lorsqu’on voit qu’on peut circuler en son milieu sur le pont sur lequel elle repose. On s’étonne de voir sur le cartel la signature de Samsung (partenaire officiel de la nuit blanche 2010). On se demande d’abord s’il s’agit d’un nom d’artiste – hypothèse vite écartée car le nom est aussi un logo. On peut lire – en plus petit – et si on en prend le temps, qu’il s’agit d’un travail du collectif « 1024 architecture » en collaboration avec l’agence weloveart avec des moyens techniques offerts par Samsung. Quand la sculpture se double d’un affichage VJ 3D et que le sponsor s’affiche comme un auteur, on se demande ce qu’il reste aux artistes qui ont imaginé ce spectacle ? La joie sans doute de voir le public s’y presser nombreux et curieux durant toute une nuit ?

La revue Chaoïde d’abord initiée pour le web en juillet 2000 par David Ruffel, Lionel Ruffel et François Théron, a connu un destin singulier. Après 11 numéros édités sur la toile, cette revue littéraire d’une grande qualité éditoriale et critique, s’est vue proposée une migration vers le support livre, à travers la naissance d’une collection chez Verdier Editeur.

Le site est toujours accessible, les numéros sont tous téléchargeables en format Acrobat (pdf) et accessibles dans un mode fenêtré en ligne en vue d’une impression papier. Mais chaque numéro fait aussi l’objet d’une vraie pensée de l’interactivité, ou pour le dire autrement, d’une lecture qui prend très souvent la valeur d’une expérience pour l’écran et le web.

droits réservés chaoïde – capture écran du site

« Le festival des Instants Vidéo (festival international d’art vidéo et multimédia) se veut un espace-temps ou se croisent des destinées, où se tissent de nouvelles cartographies de la création, où se dessinent de nouveaux axes vers des comètes toujours à réinventer…

Les Instants Vidéo Numériques et poétiques sont une association loi 1901, qui a hérité de la manifestation du Festival fondée en 1988 à Manosque (Alpes de Haute Provence). Depuis 2004, l’association est basée à Marseille et cultive le nomadisme. Nous allons à la rencontre des publics et des artistes que nous aimons à nommer les poètes électroniques. » disent les responsables de l’association sur leur site Instants Vidéo

Avec 9 ans de couvertures de catalogues (2002 à 2010) on voit par l’image, le glissement des thématiques et des questions de l’art vidéo, que les associatifs associent volontiers à la poésie électronique.

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