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« Une petit Introduction »

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/11/Richard_Serra-The_Matter_of_Time.jpg/200px-Richard_Serra-The_Matter_of_Time.jpgL’œuvre que j’ai choisi est un film noir et blanc réalisé par Richard Serra en 1968. Son nom est « Frame. » Le réalisateur, Richard Serra (né en Novembre 2, 1939) est un sculpteur minimaliste américain et vidéaste connu pour travailler avec de grands assemblages de tôle. Bien qu’Il soit surtout célèbre pour ses grandes sculptures en tôle, caractéristiques, il a réalisé plusieurs films plus tôt dans sa carrière. Un autre film qu’il a réalisé, intitulé « Hand Catching Lead » est un documentaire abstrait sur le processus de création d’une sculpture en plaques du plomb. Le film dont je vais parler ici est un film de quatorze minutes et est en grande partie muet. Malgré l’absence de paroles, je crois que ce film a beaucoup à dire.

« Qu’est-ce que c’est ? »

Frame

J’ai trouvé cette œuvre avec UBU, mais j’ai connu les sculptures de Serra il y a quelques années, et quand j’ai découvert un nouveau type de média avec lequel il a travaillé j’ai eu hâte de le rechercher. Normalement, je suis indifférent envers les œuvres comme les documentaires, mais après l’avoir regardé une deuxième fois j’ai su que c’était vraiment provoquant. Si on jette un coup d’œil rapide au film, ça vous rend perplexe, et ça provoque des questions comme : Pourquoi mesure-il la fenêtre ? Quel est son but ? Cependant, après réflexion, il révèle un sens plus profond qui m’a rendu très pensif. Il m’a forcé à réfléchir à la façon dont je perçois le cinéma. C’est pour cette raison que j’ai choisi cet œuvre, plutôt que les autres que j’ai vu sur ce site. Dans une certaine manière c’est une étude de la psychologie du film, par exemple quand il a ouvert la fenêtre : je me suis demandé si c’était une vraie image ou une projection. Avec cette remarque, je vais aux liens que j’ai trouvés.

« Les Liens »

https://i1.wp.com/s0.geograph.org.uk/photos/34/84/348454_45a19683.jpgJ’ai trouvé deux autres travaux que je pense fortement liés à celui-ci. Le premier est d’une sculpture dans une forêt de l’Angleterre, et je l’ai choisi non seulement parce qu’elle force le spectateur à réfléchir à la façon de voir le monde mais aussi notre façon de voir l’art. Lorsque la fenêtre est « ouverte »  dans le film, il révèle une rue de la ville, et maintenant le spectateur doit se demander comment un paysage réel diffère d’un « encadré » paysage comme la sculpture. Le lien second est un l’un des premiers films fait, mais la connexion que

j’ai fait était moins lié au film qu’à la réaction

(peut-être un mythe) que les téléspectateurs avaient quand ils l’ont vu la première fois. La légende de ce film est que quand le public a vu le film, ils sont partis la salle à cause de la perspective avec laquelle le film a été tourné, qui lui donnait une vraisemblance réaliste. C’est cette réaction qui m’a fait penser que Serra avait peut-être essayé de transmettre la même chose.

 

« Mon point de vue »

Je crois que si un travail peut faire réfléchir son audience à la façon dont elle perçoit l’art, la vie, ou peut-être quelque chose de la vie quotidienne, il réussit. Par exemple ici, il me fait penser au cinéma moderne d’une manière différente : comment est-ce que nous percevons l’écran et le contenu d’un film ? Comment est-ce que nous capturons des images d’un film et comment est-ce que chaque méthode change le message d’un film. Finalement, j’ai eu une prise de conscience en mettant en relation cette sculpture dans la forêt et le film : l’art est partout, dans la forêt, dans la ville, cependant, quand on le voit derrière un cadre, on le voit comme un art.