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L’holographie est un procédé de photographie en relief qui permet de reconstruire dans l’espace un objet en trois dimensions et en volume de lumière. L’holographie a d’abord été diffusée auprès du grand public par les films de science-fiction notamment avec La Guerre Des Etoiles, de Georges Lucas.

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Image Star Wars

L’holographie doit son existence à de grands scientifiques. Le premier est Denis Gabor qui établit le principe de base de l’holographie en 1947. Il a reçu le prix Nobel de physique en 1971 pour cette invention. Il imagine de superposer à l’onde lumineuse réfléchie par un objet, une onde cohérente de référence et propose pour sa découverte le terme holographie ou « reconstruction par front d’ondes ».

L’holographie ne sera vraiment réalisée que vingt ans plus tard avec le professeur Leith et son confrère Juris Upatnieks qui ont affiché le premier hologramme tri dimensionnel d’un train lors d’une conférence de l’optical society of america en 1964. Ils sont à l’origine de la transmission du premier laser hologramme d’objets 3D. Vient ensuite, Stephen A. Benton. Il est l’inventeur de l’hologramme à transmission visible. Cela permet aux hologrammes d’être vus au travers de la lumière blanche plutôt qu’avec la lumière émise par un laser.

Il existe 2 techniques de réalisation d’hologrammes : hologrammes par réflexion et hologrammes par transmission. Dans les 2 cas, le processus est identique, à savoir que l’on enregistre l’image d’un objet réel sur une plaque holographique, puis on restitue l’objet virtuel à partir de la plaque holographique.

La différence entre réflexion et transmission se situe au moment de l’enregistrement. En effet, pour les hologrammes à transmission la plaque n’est éclairée que d’un seul coté alors que pour les hologrammes par réflexion, les 2 cotés de la plaque holographique sont éclairés.

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Holographie par transmission                                                        Holographie par reflexion

Les thématiques relatives à l’holographie sont l’apparition et la disparition, la  complexité et la pluralité, la relation réel/virtuel et les limites du numérique.

L’holographie nécessite une lumière tamisée, un écran réflecteur de lumière et une source lumineuse pour être vue correctement. Elle peut être perçue selon différents angles de vue, il y a un phénomène d’auto-construction avec le spectateur qui donne naissance à une nouvelle perception du monde.

Les artistes auxquels nous nous sommes intéressés sont Philippe Boissonnet, un artiste françaiset Salvatore Dali qui est l’un des premiers à s’intéresser à l’holographie.Il réalise notamment le portrait du cerveau d’Alice Cooper. Il crée une représentation en 3D de la rock star. Il a justement choisi ce chanteur pour exprimer la confusion qu’il porte en lui et qui est accentuée avec l’hologramme.

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Portrait du cerveau d’Alice Cooper

Un autre exemple est «La conscience des limites: Icare et Dédale» – 2013. L’artiste propose une triple approche de l’image: vidéo projection, connexion en réseau et holographie.

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La conscience des limites: Icare et Dédale

S’il existe quelques artistes ayant utilisé l’holographie, on remarque beaucoup que l’holographie sert d’autres domaines artistiques. On peut citer le cinéma avec l’image de Star Wars mais aussi la publicité (voir image ci-dessous). On peut également imaginer d’exposer un objet à 2 endroits en même temps grâce aux hologrammes. On observe donc que l’holographie est un art mais est aussi au service de l’art.

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Holographie dans publicité

L’holographie est une technique qui date de plus de 65 ans mais elle est aujourd’hui en pleine essor avec l’apparition de nouvelles techniques numériques. Ces dernières permettent de gommer les défauts des hologrammes et de les perfectionner pour qu’ils représentent la réalité au plus proche.

L’œuvre présentée est « Assorted Street Posters » réalisée par Kenneth Goldsmtih. Il s’agit d’une compilation de photos prises à New York de 1985 à aujourd’hui. L’auteur Kenneth Goldsmith qui est également le fondateur du site UbuWeb sur lequel cette collection de photos a été trouvée ajoute régulièrement des photos ce qui en fait une œuvre qui n’est jamais réellement terminée.

Ces photos ne sont pas justes des photos du quotidien, il s’agit de photos de messages, d’annonces, de publications que l’on peut retrouver à travers la ville. La plupart de ces photos ont un contenu original qui surprend lorsqu’on le voit. On peut retrouver des messages à caractères religieux, politiques ou simplement des particuliers ayant des demandes originales.

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Exemple de photos de « Assorted Street Poster »

La première chose qui m’a attiré dans cette collection de photos est que j’ai trouvé la plupart de ces photos très drôle et que j’ai été surpris de voir que l’on pouvait trouver ce genre de messages postés dans la rue.

Je pense que l’on peut considérer deux choses comme de l’art dans ce que Kenneth Goldsmith. D’abord le fait de collecter ces sortes de messages peut constituer en soit de l’art car il permet d’avoir une vision peu commune de la population d’une ville et qu’il est intéressant de parcourir toutes les photos car elles sont toute surprenantes.

L’autre point de vue que l’on peut avoir est que chaque photo peut constituer une œuvre en soit car ce sont des messages qui sont uniques, originaux et intéressants à regarder.

Freddy Boyaval

L’œuvre choisie a pour titre « Nabetan tente de réparer ça au mieux » et a été réalisée par Tomoya Watanabe. Cette œuvre présente la réparation d’un garde fous à l’aide d’une imprimante 3D qui a permis la reconstitution de certaines pièces cassées comme des vis ou des écrous par exemple.

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Nabetan tente de réparer ça au mieux.

            L’exposition « Les composites » présentait plusieurs types de 3D, on retrouvait donc des sons 3D, des images 3D et des objets issus de l’impression 3D. Au moment de mon choix de présentation d’une œuvre, je me suis tourné tout de suite vers les objets d’impression 3D car c’est une technologie qui m’intéresse beaucoup de par la qualité et la relative simplicité d’obtention d’objets par ce biais.

J’ai ensuite choisi cette œuvre car j’ai été surpris de voir que le fait de réparer un objet à l’aide de l’impression 3D pouvait être considéré comme de l’art. En effet, au départ Tomoya Watanabe n’a pour but que d’arranger des problèmes du quotidien à l’aide d’une imprimante 3D.

Une raison qui m’a fait penser que l’on pouvait considérer cette réparation comme de l’art est la nouveauté de l’impression 3D dans le quotidien. En effet, lorsque l’on parle d’impression 3D, d’abord, on parle d’une technologie plutôt récente, et ensuite, on l’utilise principalement en industrie pour la réalisation de prototypes. Cela m’amène à penser que d’ici quelques années, ce type de production ne sera probablement plus considérée comme de l’art car l’impression 3D sera démocratisée.

Je trouve donc cette œuvre intéressante car en plus d’être considérée comme de l’art, c’est une production utile d’un point de vue matériel. On peut la relier dans le même ordre d’idée mais toutes proportions gardées à une autre œuvre de l’exposition « Despatch ».

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Despatch

                En effet, « Despatch » est un satellite de forme hélicoïdale qui émet un son qui dépend de sa température et de sa vitesse angulaire. Le satellite émet donc une poésie dans l’espace ce qui en fait une œuvre d’art unique mais cette œuvre a aussi une vocation scientifique car elle a pour but de démontrer que l’on peut capter de très faibles signaux sonores depuis l’espace.

Ces deux œuvres montrent donc qu’une œuvre d’art n’a pas forcément qu’un contenu artistique mais elle peut aussi avoir une utilité scientifique ou technique pour les deux exemples précédemment cités.

Cette œuvre m’a donc étonnée par le fait que si j’avais vu un objet réparé grâce à l’impression 3D avant cette exposition, je n’aurais pas du tout pensé que l’on pouvait considérer cela comme de l’art. Cependant, je pense que sa qualité d’œuvre d’art va tendre à disparaitre au fur et à mesure que l’impression 3D va se développer.

Freddy Boyaval

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