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Drawing with my eyes


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Introduction :

Pour traiter cette problématique nous nous sommes concentrés sur une œuvre en particulier. Cette œuvre crée par Graham Fink a été présentée lors d’une exposition à Londres du 9 mars au 21 mars dans la galerie Riflemaker à Londres et s’intitule « Drawing with my eyes ». L’exposition le met en scène devant un ordinateur et regardant fixement l’écran blanc. Il va alors dessiner des visages sans utiliser ses mains ni un quelconque instrument mais avec comme seul outil ses yeux. Au fur et à mesure qu’il dirige ses yeux sur l’écran des lignes apparaissent. Ceci est possible grâce à un logiciel et à une machine spécifiquement. Ce matériel utilise une technique nommée l’ «eye-tracking» qui permet de suivre les mouvements des yeux de n’importe quelle personne.

Nous avons découvert cette œuvre par hasard sur internet, et nous avons de suite trouvé cette exposition étonnante et très innovante. Nous l’avons choisi car elle lie l’art et la technologie et donc correspond parfaitement au thème de la matière AR03. Nous nous sommes demandé dans un premier temps comment il était possible de faire de l’art uniquement grâce à ces yeux mais aussi d’où venait son aspiration.

Lien vers la video : https://www.youtube.com/watch?v=7ApFzumPQEQ

  • Qui est Graham Fink ?

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Graham Fink est l’un des créateurs les plus respecté et récompensé. Il travail essentiellement dans la photographie, les films et la peinture.

Son parcours :

Il fut premièrement directeur artistique chez CDP. Pour obtenir ce poste, il est venu à l’entretien habillé comme un vieil homme car il savait que CDP ne voulait pas prendre de créateur trop jeune.

Il fut ensuite directeur adjoint de Creative à l’or Greenlees Trott, et chef de groupe chez Saatchi & Saatchi et WCRS

Puis directeur exécutif de la création chez M & C Saatchi à Londres. En 1995, il a commencé à diriger des publicités télévisées et des clips dans la société de film de Paul Weiland. Il a travaillé de cette manière à Londres pendant plusieurs années.

ll est devenu le plus jeune président de D & AD (Conception et Association des directeurs d’art) en 1996. Il a ensuite été voté dans D & ‘le livre de Direction artistique’ AD représentant les 28 meilleurs directeurs artistiques de tous les temps.

Depuis Avril 2011 Graham Fink est un artiste multimédia et chef de la création à l’agence de publicité Ogilvy & Mather Chine.

Il est l’un des créateurs les plus primés au monde. Il a remporté des prix au Festival de Cannes, D & AD, One Show, BAFTA, Clio de, LIAA, BTAA, Creative Circle, Mobius, Eurobest, Epica…

En 2012 il remporte l’Ogilvy Asie pour la première fois au Grand Prix de Cannes.

En 2001, il créé thefinktank, une compagnie de production conceptuelle.

En 2014, il fit sa première exposition personnelle de photographies à la Foire d’Art de Shangai. Puis en 2015, il dévoila sa deuxième exposition à Londres « dessiner avec mes yeux » celle-ci liant l’innovation actuelle à la pensée cognitive et à la création d’images

Ses photographies récompensés par les award ont été utilisé dans de nombreuses campagnes publicitaires, y compris pour les affiches «blood» et « Mental Wealth » de PlayStation. Il a également réalisé un court-métrage (Z) pour le millénaire.

Sans titre3Sa personnalitée :

En tant enfant, il a toujours été préoccupé par les visages. Il les voyait dans nuages, les pierres, le feu et dans les fissures dans les murs et le béton. Il pense que les visages sont les choses que nous regardons le plus au monde. Il s’ai alors demandé s’il était possible de les mettre sur le papier ou la toile d’une manière complètement nouvelle et intéressante.

Il a rencontré quelques sociétés de recherches qui se spécialisaient dans l’eye-tracking pour des publicités, celle ci observaient si les personnes regardaient les titres d’abord ou le corp du texte ou encore l’image. L’eye-tracking consiste à dépister la ligne du mouvement oculaire pour le visualiser ensuite sur l’écran d’un ordinateur. Ainsi ces images émergent directement de la manière dont les personnes regardent quelque chose. Il a alors eu l’idée d’employer cette technologie pour créer des images et plus particulièrement des visages. Cette réflexion l’a ensuite conduit à dessiner avec ses propres yeux.

  • Quelle technologie est utilisée pour Drawing with my eyes?

C’est une technologie dite d’ « eye tracking ». Le point (à 1 cm près) que Graham Fink fixe est reperé par l’enregistrement de rayons réflechis par ses pupilles. Une source de lumière infra-rouge et des caméras sont utilisées. La collaboration entre Graham Fink et l’entreprise Tobii Technology a permis d’optimisé les réglages et le programme correcteur pour atteindre une très bonne fiabilité.

Un utilisateur lambda ne parviendra pas à réaliser les mêmes tracés que Graham Fink car il faut une certaine habitude mais surtout parce qu’il n’est pas du tout évident de contrôler ses points de fixations.

Tous les 0,5 ms un point est marqué sur l’écran et relié au point précédent. Evidement l’artiste aurait pu décider d’avoir des options supplémentaires comme différentes épaisseur de traits ou des couleurs, mais il souhaitait un travail brut.

Il s’impose d’ailleurs une règle de jeu qui ajoute à son travail une vrai notion de performance : pas de pause, un trait continue, pas de retouche en post production.

Utiliser cette technologie il y a quelques années n’aurait pas permis une telle finesse dans le tracé et le travail aurait peut être perdu de l’intérêt. C’est donc bien le progrès de la technologie de l’eye tracking (aussi connu dans d’autres applications commerciales) qui a motivé le travail de Graham Fink.

Il est ainsi important de souligner le travail préparatoire de plusieurs mois sur l’optimisation du médium qu’est l’eye tracking.

  • Pourquoi avoir fait Drawing with my eyes? Interprétation de l’œuvre.

Au travers des autres œuvres de l’artiste telles que son Exposition Nomads, ou encore de ces films et interviews nous pouvons voir que le portrait est le principal thème.

En effet, comme il le dit dans plusieurs interviews G. Fink voit des visages partout, et ce depuis l’enfance. Que ce soit dans les fissures des murs, la forme des bâtiments, les nuages ou les arbres, il les appelle même « ses fantômes ». On voit donc que c’est une obsession.

Pour revenir sur Nomads, cette exposition (elle a eu lieu à Londres du 9 au 22 janvier 2014 et à Shanghai du 5 au 7 Septembre) a commencé avec les douze portraits les plus frappants de sa collection de photos. En effet, dans cette exposition il essaye de faire des comparaisons avec des personnalités ou des peintures connues. Comme ici un cardinal, ou encore une peinture.

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Pour revenir à l’œuvre en elle même :Fink dit que si on y pense bien les visages sont ce que l’on regarde le plus dans le monde. Et ce qui lui a donné l’idée de l’eye tracking c’est son professeur. En effet quand il était encore en école d’art, l’un de ses professeurs lui répété toujours qu’il ne regardait pas assez les choses, et après avoir fait Nomads il a eu envie de faire quelque chose de plus pur que toutes ses autres œuvres. Une œuvre venant directement de son subconscient sans outils intermédiaires pour la réaliser. Il a un véritable désir de produire son œuvre sans outils intermédiaires. On voit que c’est une véritable collaboration entre œuvre et technologie

NB : on peut remarquer que les portraits qu’il y a dans ses films ressembles à ceux venant de l’eye tracking.

Liens vers d’autres artiste :

à James Powderly est un artiste qui utilise aussi l’eye tracking.

à The eyeWritter project

à Free Art and Technology (FAT) (eyewriter.org)

Pierre MASSET, Laure LESSOURD, Juliette MARCOULT

Etude d’œuvre, exposition à l’espace Jean Legendre:

DELIRIUM

J’ai choisie de présenter Délirium, spectacle interprété par le Cirque du Soleil. C’est le premier spectacle en aréna produit par le Cirque du soleil, il a été conçu et mis en scène par Michel Lemieux et Victor Pilon pour la tournée Nord-Américaine de la compagnie en 2006. Ce spectacle est un mélange délirant de danse, chant, musique (remixe des musiques originales du Cirques du Soleil) et de projections visuelles impressionnantes. Délirium est un regroupement de folies où la danse, le théâtre et le chant se mêlent à des tableaux virtuels projetés sur les murs.

J’ai connu cette œuvre à l’espace Jean Legendre, au cours du festival « Les Composites » à Compiègne, où le thème principal était la 3D : « La 3D : rendre réel ce qui est virtuel ». J’ai choisi cette œuvre car je connais plusieurs spectacles du Cirque du Soleil et que je les apprécie, de plus les quelques scène du spectacle qui étaient projetées dans la salle d’exposition ont attiré mon attention. J’ai tout d’abord étais surprise par la mise en scène très particulière qui utilise énormément d’effets  virtuels comme pour nous montrer qu’il n’y a pas que dans la vie de tous les jours que le virtuel prend de plus en plus de place, dans l’art et les prestations telles que celles du Cirque du Soleil aussi.

Cette prestation me fait me demander si le titre et la mise en scène ont un lien avec la maladie neurodégénérative « Delirium tremens ». Cette maladie est un syndrome lié au sevrage d’alcool et entraine de graves hallucinations chez les malades, la plupart des scènes peuvent nous embarquer dans une sorte de délire, et certaines vont même jusqu’à reproduire certains des symptômes (certaines danses ressembles à des tremblements ou convulsions). On peut donc se demander si c’est un hasard ou si on cherche à créer un parallèle avec cette maladie, ou du moins ses symptômes, mais pour sevrer qui et de quoi ? Dans quel but ? Je pense qu’on dit de ce travail que c’est une œuvre car elle fait réfléchir, et à sa vue on se pose de nombreuses questions.

On peut rapprocher cette œuvre des autres spectacles du Cirque du Soleil qui mélangent toujours des disciplines différentes et ont souvent recours à des hologrammes ou des technologies avancée dans leur représentations. On peut aussi la rapprocher des autres œuvres présentées dans l’exposition puisqu’elles sont toutes liées par la même thématique.

Avec cette œuvre je me rends compte que l’art est en constante évolution au même titre que le monde qui l’entoure. Les avancées technologiques sont utilisées pour l’art et de ce fait art et technologies s’influencent en permanence, ce qui leur permet d’évoluer, et de changer notre conception du monde et donc de l’art.

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