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Archives d’Auteur: mchebou

3d_street_optical_illusion_wallpaper_2-normalDans les années 50 sont faites les premières peintures en relief. Parmi, les différentes peintures en relief, je m’attarde uniquement sur les peintures « trompe-œil ».

Dans le cadre d’une UV (une unité de valeur ou encore une matière) à savoir Art et technologies contemporaines, à l’Université de Technologie de Compiègne, nous devions présenter une oeuvre qui nous intéresse.

Pratiquée par de nombreux artistes tels que Edgar Mueller, Manfred Stader, Tracy Lee Stum, Julian Beever, la peinture « trompe-œil » est généralement exercée dans une discipline à savoir le Street Art.

hosepipe-iEn effet, après l’illusion d’optique, la peinture  « trompe-œil » joue particulière sur l’interaction avec le public. Ainsi le Street Art qui consiste à réaliser ses œuvres dans la rue, correspond parfaitement à cette pratique.

Comme nous pouvons le remarque sur cette image. Il faut absolument qu’une personne tienne le tuyau pour que la peinture soit parfaite.

Les œuvres de la peinture « trompe-œil » ont plusieurs caractéristiques parmi les quelles nous pouvons citer:

  • Éphémères: les peintures sont réalisées dans des lieux publiques. Ainsi elles ont à vocation de se dégrader avec le temps.
  • Illusion simple: certaines œuvres ne nécessitent pas d’interaction avec le public. Ce sont de simple représentations en relief
  • Axe de vision: Toutes ces peintures « trompe-œil » doivent être observées sous un angle précis, sinon elles n’ont pas du tout l’effet escompté.

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Nous avons également des expositions de peintures « trompe-œil ». En effet, un groupe de peintres sud-coréens a réalisé plusieurs tableaux de peintures en relief. Ceux-ci avaient pour but de ne pas faire une simple exposition, mais de faire de leur exposition un parc d’attraction.

Les visiteurs devaient réaliser des situations avec les différents tableaux, et les meilleures situations ont été mises en ligne. Ainsi, les visiteurs devaient faire une réelle preuve d’imagination. Ceci rendait l’exposition très intéressante pour les familles.

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Nous remarquons bien que le visiteur et le tableau forment une nouvelle œuvre, encore plus représentative que le tableau seul.

Dans le domaine des peintures « trompe-l’œil », nous avons également les peintures hyperréalistes. L’hyperréalisme est un mouvement/courant artistique américain des années 1950-1960. C’est un courant très influencé par la photographie. En effet, L’hyperréalisme consiste en la reproduction à l’identique d’une image en peinture, tellement réaliste que le spectateur vient à se demander si la nature de l’œuvre artistique est une peinture ou une photographie

Parmi les principaux peintres qui pratiquent l’hyperréalisme, nous pouvons citer : Richard Estes, Malcolm Morley, Gérard Schlosser, Frédéric Gracia et Omar Ortiz.

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Au final, nous pouvons dire que les technologies contemporaines ont eu une réelle influence sur l’art, elles ont été et sont toujours de nouvelles formes d’inspirations pour les artistes, notamment les peintres.

Bandeau_MecaniquesEZ3kiel est un groupe Français résidant à la Riche et formé depuis 1993. Il est aujourd’hui constitué de trois membres Joan Guillon ( compositeur principal et guitariste), Yann Nguema ( anciennement bassiste, en charge de l’aspect visuel et interactif) et Stéphane Babiaud (percussionniste de formation, multi-instrumentiste et arrangeur).

Dans le cadre d’une UV (une unité de valeur ou encore une matière) à savoir Art et technologies contemporaines, à l’Université de Technologie de Compiègne,  nous avons assister à l’exposition des mécaniques poétiques à l’Espace Jean Legendre. Celui-ci étant une grande salle de spectacles dans la ville de Compiègne.

Imaginées par Yann Nguema  « Les mécaniques poétiques » est un ensemble d’œuvres produites par le groupe. Mêlant étroitement image et musique, ces œuvres satisfont aussi la notion d’interactivité et la confrontation de l’«ancien» avec les nouvelles technologies.

Avec une esthétique passéiste propre à éveiller la mélancolie de notre mémoire collective, ces mécaniques sont le condensé anachronique du révolu, et des nouvelles technologies. La réhabilitation, la référence aux anciens objets de notre patrimoine domestiques et scientifique sert donc d’écrin à l’ensemble du projet.

Ces installations sont le produit de la conjonction de multiples domaines et compétences faisant le grand écart de la recherche artistique d’un groupe de musique indépendant jusqu’aux laboratoires de recherches du CEA de Grenoble.

Pour permettre une meilleure diffusion, ces installations sont destinées à s’adapter facilement aux lieux et non l’inverse. Ainsi, leurs conceptions, poids, tailles, manipulation en tient compte. Elles sont comme des modules indépendants à tailles réduites, destinés à être présentés seuls ou en groupe.

Parmi les différents modules exposés, j’ai été particulièrement fasciné par un d’eux, le Cycloharpe.

EZ3kiel_MecPoetiques_Cycloharpe-294x300Le Cycloharpe ou encore appelé Machine à coudre musicale est une animation créée sur la base d’une ancienne machine à coudre réhabilitée en véritable boite a musique numérique. Installé comme sur un
piano, le protagoniste génère au gré des manipulations du pédalier et des diverses fonctions des boutons, rythmes et mélodies issues de l’univers sonore de l’album Naphtaline, un des albums du groupe.

Étant, un passionné de musique, et amateur en production, j’ai l’habitude d’élaborer des rythmes, des mélodies avec des logiciels informatiques. J’ai donc été captivé par le fait d’agencer des rythmes et des mélodies par un instrument si particulier.

En effet, à l’aide des boutons présents sur la face avant du Cycloharpe, on peut mettre en place des rythmes et des mélodies. Ensuite, la manipulation du pédalier permet selon la une certaine fréquence de créer une musique particulière. En outre, il y existe une fonction « Aléatoire » qui propose des musiques toutes faites. Celles-ci correspondent bien évidemment à l’univers sonore de l’album Naphtaline.

En plus du Cycloharpe, une autre oeuvre a retenu mon attention, à savoir La Madone Theremin.

EZ3kiel_MecPoetiques_MadoneC’est une statue sensible et sonore. Elle suit le même principe qu’un theremin,  lorsqu’on approche lentement ses mains de la Madone, bouge autour d’elle, il se produit évènements sonores.

Après avoir remarqué que la statue produit des sons en fonction de mes mouvements, je me suis amusé à bouger tout autour d’elle. J’ai apprécié le résultat sonore.

Avant de participer à cette exposition, ma conception de l’art était étroitement liée avec tout ce qui est plus ou moins «ancien». Cette exposition des Mécaniques Poétiques par le groupe Ez3kiel m’a montré que l’art peut être très en avance sur le domaine technologique.

En effet, Toutes les oeuvres exposées disposaient des mécanismes technologiques très avancés, à savoir : des capteurs de mouvements, des écrans qui réagissent à des mouvements, des univers virtuels.

Ce fut donc un réel plaisir de découvrir ces installations et je le recommande à tout le monde.

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