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Bandeau_MecaniquesEZ3kiel est un groupe Français résidant à la Riche et formé depuis 1993. Il est aujourd’hui constitué de trois membres Joan Guillon ( compositeur principal et guitariste), Yann Nguema ( anciennement bassiste, en charge de l’aspect visuel et interactif) et Stéphane Babiaud (percussionniste de formation, multi-instrumentiste et arrangeur).

Dans le cadre d’une UV (une unité de valeur ou encore une matière) à savoir Art et technologies contemporaines, à l’Université de Technologie de Compiègne,  nous avons assister à l’exposition des mécaniques poétiques à l’Espace Jean Legendre. Celui-ci étant une grande salle de spectacles dans la ville de Compiègne.

Imaginées par Yann Nguema  « Les mécaniques poétiques » est un ensemble d’œuvres produites par le groupe. Mêlant étroitement image et musique, ces œuvres satisfont aussi la notion d’interactivité et la confrontation de l’«ancien» avec les nouvelles technologies.

Avec une esthétique passéiste propre à éveiller la mélancolie de notre mémoire collective, ces mécaniques sont le condensé anachronique du révolu, et des nouvelles technologies. La réhabilitation, la référence aux anciens objets de notre patrimoine domestiques et scientifique sert donc d’écrin à l’ensemble du projet.

Ces installations sont le produit de la conjonction de multiples domaines et compétences faisant le grand écart de la recherche artistique d’un groupe de musique indépendant jusqu’aux laboratoires de recherches du CEA de Grenoble.

Pour permettre une meilleure diffusion, ces installations sont destinées à s’adapter facilement aux lieux et non l’inverse. Ainsi, leurs conceptions, poids, tailles, manipulation en tient compte. Elles sont comme des modules indépendants à tailles réduites, destinés à être présentés seuls ou en groupe.

Parmi les différents modules exposés, j’ai été particulièrement fasciné par un d’eux, le Cycloharpe.

EZ3kiel_MecPoetiques_Cycloharpe-294x300Le Cycloharpe ou encore appelé Machine à coudre musicale est une animation créée sur la base d’une ancienne machine à coudre réhabilitée en véritable boite a musique numérique. Installé comme sur un
piano, le protagoniste génère au gré des manipulations du pédalier et des diverses fonctions des boutons, rythmes et mélodies issues de l’univers sonore de l’album Naphtaline, un des albums du groupe.

Étant, un passionné de musique, et amateur en production, j’ai l’habitude d’élaborer des rythmes, des mélodies avec des logiciels informatiques. J’ai donc été captivé par le fait d’agencer des rythmes et des mélodies par un instrument si particulier.

En effet, à l’aide des boutons présents sur la face avant du Cycloharpe, on peut mettre en place des rythmes et des mélodies. Ensuite, la manipulation du pédalier permet selon la une certaine fréquence de créer une musique particulière. En outre, il y existe une fonction « Aléatoire » qui propose des musiques toutes faites. Celles-ci correspondent bien évidemment à l’univers sonore de l’album Naphtaline.

En plus du Cycloharpe, une autre oeuvre a retenu mon attention, à savoir La Madone Theremin.

EZ3kiel_MecPoetiques_MadoneC’est une statue sensible et sonore. Elle suit le même principe qu’un theremin,  lorsqu’on approche lentement ses mains de la Madone, bouge autour d’elle, il se produit évènements sonores.

Après avoir remarqué que la statue produit des sons en fonction de mes mouvements, je me suis amusé à bouger tout autour d’elle. J’ai apprécié le résultat sonore.

Avant de participer à cette exposition, ma conception de l’art était étroitement liée avec tout ce qui est plus ou moins «ancien». Cette exposition des Mécaniques Poétiques par le groupe Ez3kiel m’a montré que l’art peut être très en avance sur le domaine technologique.

En effet, Toutes les oeuvres exposées disposaient des mécanismes technologiques très avancés, à savoir : des capteurs de mouvements, des écrans qui réagissent à des mouvements, des univers virtuels.

Ce fut donc un réel plaisir de découvrir ces installations et je le recommande à tout le monde.

Les mecaniques poetiques

Du 05/03/2013 au 20/03/2013, le théâtre Jean Legendre se change en un univers poétique ou Yann Nguema, compositeur et bassiste au sein du groupe EZ3KIEL ainsi que graphiste, nous fait découvrir 12 installations numériques, interactives, sonores et visuelles conçues à partir d’objets anciens détournés inspirés de l’album multimédia « Naphtaline » ainsi qu’un ensemble d’affiches créées pour le festival des Trans Musicales de 2007 à 2011. Cet univers digne des romans de Jules Verne c’est dans le cadre de l’Unité de Valeur AR03 : Art et Technologies contemporaines que je l’ai découvert, Yann Nguema met en place des machines à mi-chemin entre  un patrimoine ancien (une machine à coudre, des instruments scientifiques du XIXe siècle, une vieille bicyclette…), et une technologie innovante : écrans tactiles, fibre optique…

Ici on a une parfaite conjugaison entre le côté métallique est froid de notre technologie moderne et la chaleur, le vivant qu’apporte ces objets anciens.

Une des envies de l’artiste semble être de rendre cette exposition accessible à tous pour marquer la coupure avec l’art contemporain où en général on est face à un concept assez fort qui implique que l’œuvre n’est pas comprise comme le voudrait l’auteur, sans mode d’emploi, à se demander si l’œuvre a une utilité en soi ou non. Ici pas de question existentielle, seul compte notre ressenti, notre sensibilité.  Éventuellement on pourrait se demander, étant un musicien, est ce que Nguema ne nous présenterait pas une exquise des instruments de demain ?

Avec cette exposition interactive ou le visiteur est invité à jouer avec les machines, l’artiste en profite pour nous faire découvrir sa musique Trip Hop, électroacoustique qui se marie parfaitement avec l’ambiance générale de l’exposition : magique, merveilleux…musique me rappelant certains morceaux du groupe islandais Sigur Rós pour leur côté un peu classique-électro.

Sur fond de tableau en accord parfait avec le thème général, on découvre cet univers de 12 machines qui sont des mises en scène de morceaux de l’album « Naphtaline » du groupe EZ3KIEL:

Orgue à flacons

L’orgue à flacons ou verrophone à air en référence aux orgues à parfum : En soulevant les bouchons, le visiteur libère des sons. Lorsque  plusieurs flacons sont ouverts on distingue alors des mélodies. Ici le visiteur se change à son tour en artiste en ayant la possibilité de créer sa propre musique mais toujours sur la base de son emprunté au style du groupe Ez3kiel.

L’orgue à flacons au premier abord est vu comme un détournement « simple » d’une machine, cependant lorsque l’on soulève les bouchons, on est amené à se demander : « Qu’est ce qu’il y a derrière l’aspect général ? Qu’est ce qui génère cet effet ? » Derrière cette œuvre  se cache des technologies moderne tel qu’un détournement des RFID, une animation programmée dans MAX MSP5.

Puis l’exposition continue, on se retrouve nez à nez avec une madone d’aspect le plus banal, mais en passant à côté on ressent une drôle de sensation, comme si on n’était pas seul, comme si quelqu’un passé à côté et murmurait à l’oreille : C’est la madone theremin, emprunté d’un instrument de musique électronique inventé en 1919, lorsque vous vous approchez de la madone, un ensemble de capteur permet d’activer un effet sonore. La technologie utilisée ici s’appuie sur des capteurs capacitifs dédiés, d’interfaces électroniques et d’animations programmées dans MAX MSP5.

les-jardins-exebecce

Si on a envie de se dépenser un peu on peut embarquer dans un voyage dans les jardins d’Exebecce, à la force des jambes en pédalant sur un vieux vélo qui nous fait avancer dans ce monde interactif qu’il est possible de changer par un coup de sonnette. Ici la technologie nous permet encore une fois de nous évader.

Sans oublier la machine à coudre musicale, la cage de Fa Ré Do (cycloharpe), les cordes sensibles (machine à tisser musicale), le théâtre de Naphtaline (Hologramme triphasés), …

http://vimeo.com/53947685#

Ainsi on peut dire que l’objectif de cette exposition, qui est de nous faire rêver tout en nous ouvrant à un univers méconnu est réussi.

Pour ma part j’ai adoré cette exposition, je ne m’attendais pas du tout à ça quand j’ai vu le descriptif sur le site internet de l’espace Jean-Legendre, je pense qu’au final ce qui permet de vraiment bien aborder cette exposition c’est le fait d’y participer, sans participation cette exposition n’aurait pas de sens, pas d’intérêt, ça change de ce que l’on peut voir en général ou le visiteur n’est qu’un spectateur et non pas un acteur. De plus, l’artiste nous ouvre une porte sur la technologie en nous disant implicitement de ne pas nous cantonner à l’utilisation primaire des technologies, ne se pas cantonner à leur mode d’emploi mais au contraire détourner leur utilisation afin d’exprimer un ressenti, une opinion, un mouvement…

Avec ses 2200m2, Greenpix est l’écran électroluminescent le plus grand du monde. Il est situé à Pékin sur la façade de verre du complexe de loisir de Xicui. Il a été imaginé par l’agence d’architecture new-yorkaise Simone Giostra & Partners dans la dynamique des programmes artistiques liés aux Jeux Olympiques de Pékin. Cette agence a travaillé en partenariat avec Arup, Sunways, Schueco et la compagnie chinoise Suntech.

Le projet a débuté en 2005 et s’est terminé en juin 2008.

Ce mur lumineux est totalement autonome d’un point de vue énergétique. Son fonctionnement est apparentable à celui d’une plante car il collecte la lumière pendant la journée et utilise cette énergie à la tombée de la nuit.

Pour cela, les 2292 LEDs de couleur qui le composent sont reliées à des cellules photovoltaïques. Grâce à sa taille, il est visible à plus d’ un kilomètre à la ronde.

Un programme spécifique avec des vidéos et des performances d’artistes a été créé pour être diffusé sur l’immeuble.Voici quelques exemples d’artistes : Xu Wenkai, Michael Bell Smith, Takeshi Murata, Varvara Shavrova.

Une résolution basse a été choisie afin de mettre en valeur les  œuvres et de créer un contraste avec la haute résolution utilisée habituellement.

Il existe un simulateur sur lequel il est possible de visionner nos propres vidéos sur le mur.

liens: www.greenpix.org/

EZ3kiel est un groupe français, parfois catalogué en groupe de dub, d’electro voire de rock. Mais une étiquette ne suffit pas à résumer leur univers, où se mêlent instruments traditionnels (glockenspiel, vibraphone , partenariats avec des orchestres classiques…), instruments électriques (basse, guitare, claviers…) et bricolages électroniques (batterie hybride, samplers, instruments interactifs…).

EZ3kiel a la particularité de posséder un univers graphique très riche et très particulier (Iradian, le bassiste du groupe, est également graphiste). En live, on retrouve cet univers à travers des projections vidéo derrière les musiciens. Certains morceaux sont accompagnés de trouvailles technologiques impressionnantes : par exemple, sur le morceau « Break Or Die » (voir vidéo), les bras mécaniques visibles sur l’écran géant sont activés par les coups portés par le batteur sur les toms de sa batterie électronique.

Autre invention, le ballon musical, permettant au public de participer au concert en tant que musicien : un grand ballon équipé de capteurs est lancé sur les spectateurs, qui se le renvoient. A chaque contact, le ballon génère une note. Ainsi, ce morceau « joué par le public » est différent à chaque représentation.

Petit aperçu de l’univers graphique d’EZ3kiel :

Affiche pour l'album "Battlefield"

Image extraite du DVD de l'album "Naphtaline"

« Lethal Submission », extrait de l’album « Naphtaline », en duo avec Nosfell :

Depuis hier, la fête des Lumières de Lyon a débuté . Cet évènement naquit le 8  décembre 1850 lors de l’inauguration de l’oeuvre du sculpteur lyonnais Fabisch (vainqueur d’un concours initié par les autorités religieuses de l’époque) lorsque les habitants déposèrent sur leur rebord de leur fenêtre plusieurs bougies.

Aujourd’hui cet évènement attire des milliers de touristes et d’artistes du monde entier ! Et même si les bougies sont toujours présentes, c’est désormais des artistes contemporains qui donnent le rythme et la puissance à cette fête ! On retrouve ainsi de l’AntiVJing sur la façade d’une église, des courants lumineux qui courent le long des berges de Saône, mais aussi un immense masque 3D sur la place des célestines sous le nom de Perspectives Lyriques. La ville brille sous mille feux, où des installations s’invite dans les fontaines, offrant ainsi de superbes spectacles d’eau et de lumière (et d’image aussi parfois !)

Un évènement qui vaut le détour ! Attention toutes les bonnes choses ont une fin, et le plaisir des yeux s’arrêtera le 11 Décembre…

Pour plus d’information :  http://www.fetedeslumieres.lyon.fr/

Ci dessous un petit extrait d’une des nombreuses installations : Perspectives Lyriques

Sur cette installation, les spectateurs sont aussi acteurs de l’oeuvre. Il y a une réelle interaction apportée par les oscillations de la voix qui permettent au visage de prendre vie. La 3D fait ressortir les traits du visage, qui en font un vrai personnage étonnamment réaliste !


envoyé par Fetedeslumieres2010. – Regardez plus de courts métrages.


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