L’holographie est un procédé de photographie en relief qui permet de reconstruire dans l’espace un objet en trois dimensions et en volume de lumière. L’holographie a d’abord été diffusée auprès du grand public par les films de science-fiction notamment avec La Guerre Des Etoiles, de Georges Lucas.

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Image Star Wars

L’holographie doit son existence à de grands scientifiques. Le premier est Denis Gabor qui établit le principe de base de l’holographie en 1947. Il a reçu le prix Nobel de physique en 1971 pour cette invention. Il imagine de superposer à l’onde lumineuse réfléchie par un objet, une onde cohérente de référence et propose pour sa découverte le terme holographie ou « reconstruction par front d’ondes ».

L’holographie ne sera vraiment réalisée que vingt ans plus tard avec le professeur Leith et son confrère Juris Upatnieks qui ont affiché le premier hologramme tri dimensionnel d’un train lors d’une conférence de l’optical society of america en 1964. Ils sont à l’origine de la transmission du premier laser hologramme d’objets 3D. Vient ensuite, Stephen A. Benton. Il est l’inventeur de l’hologramme à transmission visible. Cela permet aux hologrammes d’être vus au travers de la lumière blanche plutôt qu’avec la lumière émise par un laser.

Il existe 2 techniques de réalisation d’hologrammes : hologrammes par réflexion et hologrammes par transmission. Dans les 2 cas, le processus est identique, à savoir que l’on enregistre l’image d’un objet réel sur une plaque holographique, puis on restitue l’objet virtuel à partir de la plaque holographique.

La différence entre réflexion et transmission se situe au moment de l’enregistrement. En effet, pour les hologrammes à transmission la plaque n’est éclairée que d’un seul coté alors que pour les hologrammes par réflexion, les 2 cotés de la plaque holographique sont éclairés.

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Holographie par transmission                                                        Holographie par reflexion

Les thématiques relatives à l’holographie sont l’apparition et la disparition, la  complexité et la pluralité, la relation réel/virtuel et les limites du numérique.

L’holographie nécessite une lumière tamisée, un écran réflecteur de lumière et une source lumineuse pour être vue correctement. Elle peut être perçue selon différents angles de vue, il y a un phénomène d’auto-construction avec le spectateur qui donne naissance à une nouvelle perception du monde.

Les artistes auxquels nous nous sommes intéressés sont Philippe Boissonnet, un artiste françaiset Salvatore Dali qui est l’un des premiers à s’intéresser à l’holographie.Il réalise notamment le portrait du cerveau d’Alice Cooper. Il crée une représentation en 3D de la rock star. Il a justement choisi ce chanteur pour exprimer la confusion qu’il porte en lui et qui est accentuée avec l’hologramme.

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Portrait du cerveau d’Alice Cooper

Un autre exemple est «La conscience des limites: Icare et Dédale» – 2013. L’artiste propose une triple approche de l’image: vidéo projection, connexion en réseau et holographie.

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La conscience des limites: Icare et Dédale

S’il existe quelques artistes ayant utilisé l’holographie, on remarque beaucoup que l’holographie sert d’autres domaines artistiques. On peut citer le cinéma avec l’image de Star Wars mais aussi la publicité (voir image ci-dessous). On peut également imaginer d’exposer un objet à 2 endroits en même temps grâce aux hologrammes. On observe donc que l’holographie est un art mais est aussi au service de l’art.

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Holographie dans publicité

L’holographie est une technique qui date de plus de 65 ans mais elle est aujourd’hui en pleine essor avec l’apparition de nouvelles techniques numériques. Ces dernières permettent de gommer les défauts des hologrammes et de les perfectionner pour qu’ils représentent la réalité au plus proche.

INTRODUCTION

Cet exposé présente l’artiste Vermibus. Son travail évoque principalement trois thèmes : l’art, la publicité et les contestations. Nous avons découvert cet artiste dans l’émission « L’œil de Link » sur Canal +. Son concept est d’emprunter des affiches publicitaires pour en faire des œuvres d’art.

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DESCRIPTION

L’identité de l’artiste est secrète, seul son pseudonyme est connu : « Vermibus ». C’est un street artiste et activiste espagnol qui vit à Berlin. Il a travaillé dans la publicité mais il connait une rapide désillusion dans ce milieu de l’hyper-beauté. Ses deux projets principaux sont : « Dessolving Europe » et « No Add ».

Ses œuvres sont exposées dans la rue, ce qui les rend éphémères et illégales. Pour ce faire, il déguuise d’abord en agent de maintenance, afin de ne pas éveiller la suspicion des passants. Ensuite, il vole l’affiche et en utilisant des solvants il la modifie, avant de la remettre dans la rue.

Les couleurs sont généralement assez sombres. On observe un effet de flou. Le rendu est assez morbide et presque macabre. Les surfaces modifiées sont grandes et le logo disparait la plupart du temps. Les visages sont à peine reconnaissables.

Son œuvre est une démarche anti-publicité. Il remet en question l’idéal de beauté et l’espace publique, souvent saturé par les affiches.

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CONTEXTE

La publicité dans la mode et les cométiques est un milieu très exigent. L’apparence est primordiale. L’influence sur les consommateurs est très importante. L’objectif de l’artiste est de changer le message initial : son œuvre est un support de revendication, le but primaire de la publicité est perdu puisqu’elle ne sert plus à faire vendre, mais à faire réfléchir.

En exposant l’affiche après un certain temps, il rend les affiches plus difficiles à reconnaitre. Il déplace également les affiches de villes en villes. Cela conduit à une délocalisation physique et temporelle. En choisissant des affiches sur les abris bus et dans le métro, il maximise l’impact qu’on aura son œuvre puisque la publicité est banale dans ces lieux. L’étonnement d’un large public, d’origine sociale variée, sera d’autant plus grand.

INTERPRETATION

L’artiste veut choquer et de provoquer la réflexion sur l’influence de la publicité et sur les critères de beauté imposés par l’industrie de la mode et des cométiques. La démarche est l’inverse de celle des sociétés qui utilisent, souvent trop, des logiciels de retouches photo afin de rendre les égéries parfaites et sans le moindre défaut. Son travail revoit à la question du beau : est-ce une valeur universelle ou suggestive ?

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CONCLUSION

Le travail de Vermibus interpelle et fait réfléchir. Ses deux axes sont :

  • La contestation de la publicité : en remettant en cause notamment son influence, son caractère manipulatoire et aussi la pollution visuelle qu’elle engendre.
  • La question du beau : souvent dicté par l’industrie de la mode et des cosmétiques.

Malgré la volonté de détériorer les photos, on remarque une certaine esthétique. Les égéries ne sont plus utilisées comme support marketing mais comme support de contestations.

On peut s’étonner que Vermibus utilise également des techniques promotionnelles similaires aux grands groupes de publicité : logo, vidéo promotionnelles … Pour transmettre son message, il utilise des moyens proches de ceux qu’il critique.

On peut rapprocher son œuvre de celui d’Etienne LaVie qui remplace des affiches publicitaires par des reproductions de tableaux classiques à Paris.

Camille DRESSE // Quentin CHICHERY

INTRODUCTION

 

En architecture, ce que l’on appelle reconversion industrielle est la conversion d’un bâtiment d’une utilisation à l’origine industrielle à une autre utilisation. Elle traite donc d’un patrimoine industriel dont l’utilisation a pris fin. Les bâtiments rénovés subissent des transformations plus ou moins importantes dans le but de les adapter au paysage environnant actuel ; on cherche à les moderniser. On peut alors se demander en quoi et comment un bâtiment ayant eu une fonction uniquement industrielle peut-il devenir une œuvre d’art.

VUE-BUProjet de reconversion de la halle industrielle Pajol en centrale solaire (Paris)

HISTORIQUE

 

Des projets de reconversion industrielle ont commencé à voir le jour dans la fin des années 1990, début des années 2000, lorsqu’on s’est demandé ce qu’on allait faire des friches industrielles dans les régions où l’industrie s’est arrêtée.

Naturellement, la reconversion est une pratique courante dans des ex-pays ou régions industriels où de nombreuses manufactures ont cessé de fonctionner et ont été laissées abandonnées.

Ces manufactures en question ont en général été construites dans un style dit industriel pendant la période d’industrialisation, c’est-à-dire principalement au 18ème et 19ème siècle, bien que d’autres datent aussi du 20ème siècle.

Roubaix, Usine Roubaix, Usine Allart Bd GambettaUsine Allart, Roubaix

Le style architectural industriel se caractérise par l’utilisation de la brique, du métal comme  principaux matériaux.

Il faut savoir que le but de la construction de ces usines n’était pas esthétique. On peut illustrer ce type d’architecture par la maxime « la forme suit la fonction » que l’on attribue à Louis Sullivan, architecte fonctionnaliste, le principe du fonctionnalisme étant que l’apparence d’un bâtiment doit découler de sa fonction.

Un exemple de bâtiment fonctionnaliste:

corbup La Cité Joyeuse (Marseille), Le Corbusier

Pour revenir à l’architecture des manufactures, le côté fonctionnel l’emportait donc sur le côté esthétique. Les architectes construisaient selon le besoin et la fonction de l’usine et les formes découlaient ainsi impératifs de l’industrie. Ces bâtiments présentaient donc pas ou peu d’ornements.

Lorsque l’industrie s’est arrêtée dans ces régions, ces usines ont cessé de fonctionner. Certaines ont été détruites, certaines laissées abandonnées. Et bien que l’œil s’habitue avec le temps à ces usines qui se dégradent au milieu d’un paysage qui évolue, il faut au bout d’un moment faire quelque chose. Alors, détruire ou reconvertir ?

 

POURQUOI LA RECONVERSION ?

 

On peut se demander  quel est l’intérêt de reconvertir un bâtiment plutôt que de le détruire car il est vrai que raser revient beaucoup moins cher. Pour le patrimoine ?

Ce que les architectes cherchent, en reconvertissant ces bâtiments, c’est à garder la mémoire d’une ère industrielle révolue qui a marqué l’histoire. Par exemple, la révolution industrielle en Angleterre au 18ème siècle à été la source de sa puissance économique d’aujourd’hui, ce qui explique le grand nombre de bâtiment anciennement industriels qui ont été rénovés dans le but de conserver ces morceaux d’histoires.

De plus, certains bâtiments, atypiques, appartiennent à un patrimoine classé qu’on ne peut détruire. Ils peuvent présenter des originalités esthétiques. Il arrive donc que des bâtiments industriels présentent des caractéristiques uniques. Parfois, on ne détruit pas un bâtiment aussi parce qu’il participe à l’harmonie du paysage.

Tous les projets de reconversion sont différents. Certains architectes choisissent d’opérer une restauration partielle, d’autres de reconstruire. De plus, la structure du bâtiment peut être modifiée comme laissé intacte, à l’inverse de l’intérieur. Et puis, certains projets prévoient des extensions au bâtiment originel, celles-ci étant souvent construites dans un style plus contemporain pour intégrer le bâtiment au paysage.

En général, de nouveaux services prennent place dans ces bâtiments reconvertis. Ainsi, d’anciennes usines deviennent des lofts, des galeries marchandes, des musées ou encore des galeries d’art, etc.

Le but recherché dans la reconversion industrielle en architecture est que les bâtiments recyclés portent une trace de leur ancienne fonction. Les architectes accordent donc une grande importance à la conservation des éléments caractéristiques comme la forme, les volumes, les matériaux, les caractéristiques originales, souvent redondantes, comme des cheminées, des installations industrielles, etc. Ces éléments ne doivent cependant pas gêner la nouvelle utilisation mais rehausser la valeur du bâtiment.

 

UN EXEMPLE : LA TATE MODERN ART GALLERY (LONDRES)

 

La galerie d’art de la Tate Modern, à Londres, réhabilitée en 2000 par les architectes suisses Herzog et de Meuron, était anciennement la centrale électrique de Bankside. Cette centrale, dessinée par l’architecte Giles Gilbert Scott et construite en 1891, était fermée depuis 1981 à la suite de la crise du pétrole.

La mission des architectes chargée de la reconversion du bâtiment était de valoriser l’image d’un passé industriel tout en éliminant les éléments encombrants.

On peut remarquer que la conservation est remarquable ; on n’observe pas de changements vu de l’extérieur, à l’exception d’une verrière ajoutée sur les deux derniers étages. Les travaux se sont surtout déroulés à l’intérieur, qui a complètement changé. Cependant, les structures métalliques, les matériaux et le volume monumental de la turbine hall, salle des turbines, ont été conservés. De plus, une extension ultramoderne est en construction à l’arrière de l’ancienne centrale.

Capture plein écran 07062015 191937.bmpTurbine Hall, Bankside Power Station/Tate Modern

Les architectes ont tenu à garder les proportions gigantesques du bâtiment pour mettre en avant l’aspect magistral de la centrale électrique de Bankside.

Cette rénovation est une création artistique dans le sens où on a voulu rendre beau un bâtiment qui n’y était pas destiné. Les architectes ont opéré d’une véritable recherche artistique, que l’on observe notamment dans la recherche de formation d’une croix qui serait formée par le croisement de la tour, très haute, et de la verrière, très allongée. Les architectes expliquent qu’ils ont voulu créer « un site pour l’art » : une œuvre d’art qui abriterait des œuvres d’art.

TateMoern1536LSTate Modern Art Gallery

CONCLUSION

 

Un bâtiment à la base purement technique peut donc devenir beau grâce à des transformations visant à le moderniser. Cependant, une condition importante s’impose : la conservation des éléments qui caractérisent sa fonction d’origine. En effet, la reconversion industrielle n’a pas d’intérêt si elle ne met pas en valeur le passé du bâtiment. On peut donc penser que c’est l’historique du bâtiment qui le rend beau. On apprécie donc ce recyclage créatif, comme est également appelée la reconversion, car il illustre un passé dont il faut se souvenir avec une modernisation qui rattache le bâtiment au présent.

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Résumé de l’exposé sur le Bauhaus

Le Bauhaus donne naissance  à une révolution artistique sans laquelle l’esthétique du XXème siècle n’auraient pas eu le même visage. Il aura notamment une grande influence dans le design et l’architecture moderne. On y a vu passer des artistes de grandes renommées comme Kandinsky, Paul Klee qui étaient même professeurs là-bas. Son nom est également porteur de valeur puisqu’il signifie littéralement “La maison de la construction”. Mais le Bauhaus est né dans un contexte très particulier entre période de guerre civile et de répression avec l’assassinat des dirigeants spartakistes Rosa Luxembourg et Karl Libeknecht en 1919. En parallèle, le Conseil de traité de travail pour l’art rassemble des artistes contestataires et établit des relations avec la Russie soviétique. C’est donc dans ce contexte peu stable que sous l’impulsion de Henry Van de Velde qui vient de quitter son poste de directeur de l’école des arts appliqués, Walter Gropius propose le premier Bauhaus qui réunira l’école des Arts décoratifs et l’école des Beaux-Arts.

Walter Gropius

Walter Gropius

Walter Gropius, architecte de 36 ans, était connu pour son style novateur pour l’époque : des lignes et des angles droits, des façades en verre, pas d’ornement. Nommé directeur des deux écoles d’art de Weimar, l’école des Arts appliqués et l’école des Beaux-arts, Gropius décide de les fusionner pour créer le « Staatliches Bauhaus zu Weimar », que l’on appellera « Bauhaus ». Il en restera le directeur jusqu’en 1928.

Dans la continuité des idées du XIXème siècle, le Bauhaus ne fait plus la distinction entre les beaux-arts, et les arts appliqués, soit entre l’art pour l’art, et l’art pour les objets comme « Arts & Crafts » en Angleterre, ou encore l’Art nouveau. On veut faire des objets esthétiques et fonctionnels destinés à une production en série, pour que l’art puisse entrer dans la vie quotidienne. Les élèves suivent et des cours de théorie artistique, où ils apprennent la forme, la couleur, avec des professeurs comme Paul Klee et Kandinsky et des ateliers techniques : de tissage, de poterie, de métal, de menuiserie, d’imprimerie… Là, ils apprennent les techniques, et créent aussi des prototypes d’objets.

Pour rentrer au Bauhaus, pas de limite d’âge ou de condition préalable de diplôme et l’enseignement a subi de nombreuses évolutions et adoptions au cours du temps. Comme dans les corporations du Moyen Age, les enseignants sont appelés « maîtres »: maîtres de formes pour les artistes et maîtres d’ateliers pour les artisans.. Les élèves s’appellent apprentis(Lehrlinge) et peuvent devenir compagnons (Gesellen) et jeunes maîtres (Jungmeister). Le conseil de maîtrise gère les affaires du Bauhaus et les nominations des jeunes maîtres. Dans la représentation schématique que fait Gropius en 1922, l’enseignement est présenté sous la forme de trois cercles concentriques visant à atteindre l’étape ultime : la construction (der Bau). La première partie est en un cours élémentaire (Vorlehre) initialement de 6 mois. La seconde partie de 3 ans consiste en un travail d’atelier.

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Hans Meyer

En 1925, le Bauhaus déménage à DESSAU, car le Bauhaus et ses étudiants étaient mal vu à Weimar à cause de leurs idées avant-gardistes et leurs tendances communistes. On bâti un nouveau bâtiment qui comporte des caractéristiques de l’architecture “Bauhaus” comme les grandes ouvertes. Des professeurs partent, des élèves accèdent à la maîtrise comme Josef Albers. On revoit aussi un peu le programme avec les expériences menées à Weimar. Cependant, Gropuis démissionne pour se consacrer à l’architecture et c’est Hannes Meyer qui reprend le flambeau. Avec lui, le Bauhaus se radicalise car Meyer veut faire des créations encore plus simples, plus accessibles pour les couches les plus pauvres de la société. Mais Gropius rejette Meyer qui voit en lui un bolchevisme et l’accuse même d’avoir détourner des fonds. Du coup, Meyer restera que deux ans avant d’être renvoyé et c’est MIES VAN DER ROHE qui le remplacera.

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Mies Van Der Rohe

Mies Van Der Rohe sera le dernière directeur du Bauhaus jusqu’à son renvoie par le gouvernement national-socialiste de SAXE. Le BAUHAUS se verra aussi être déplacer pour quelques mois à Berlin avant d’être fermé par les nazis en 1933 au moment même où il atteindra l’apogée de son influence aidés notamment par l’exil de nombreux étudiants et maîtres Le BAUHAUS de Dessau deviendra une école pour les cadres nazis.

Certains émigrent en Palestine. C’est ainsi qu’on trouve à Tel Aviv la plus grande concentration de bâtiments « Bauhaus » au monde qui est un foyer en plein boom d’expansion avec les juifs allemands.

Et d’autres partent vers les Etats-Unis. Mies van der Rohe fondera l‘école d’architecture de Chicago en 1937 et qu’il dirigera jusqu’à sa mort en 1946. Walter Gropius sera le directeur l’école de design d’Harvard et Moholo Nagy à Chicago le « New Bauhaus ».

LE STYLE BAUHAUS

On White II, Kandinsky, 1923

On White II, Kandinsky, 1923

L’esthétique est simple, épurée, avec beaucoup de matériaux nouveaux comme l’acier et le verre. On est dans la lignée des courants d’avant-garde de l’époque, notamment l‘art abstrait géométrique : Piet Mondrian, ou le constructivisme russe (De Sijle).

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Exemple : Wassily, Marcel Breuer, 1922

Cette chaise est devenue une vraie icône célèbre partout dans le monde en design.
Elle est constituée uniquement de ligne, de plans, de vide et de forme géométrique simple et pour seul matériau un tube en acier. Kandinsky en était fan.

Avec Kandinsky, on voit que la couleur peut prendre différentes formes selon les couleurs. Jusqu’à où je teste le matériaux ou le médium. On joue sur les formes les masses, les lignes, les contours, la superposition des formes. Mais le Bauhaus avait tout de même une dominante envers l’architecture – car même tous ses directeurs étaient architectes.

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Haus am Horn, 1923

Cubique, aux murs de béton, avec une charpente d’acier. Les lampes sont fabriquées à l’atelier de métal par Albers et Moholy-Nagy; ce dernier, avec Marcel Breuer, qui réalise les meubles et une cuisine très rationnelle, défend le fonctionnalisme : « La forme doit suivre la fonction. »

 CONCLUSION

Le « Bauhaus » a eu une forte influence sur l’architecture et l’esthétique du XXème siècle et encore aujourd’hui en prônant l’utilisation de nouveau matérieux, et en développant l’idée qu’un objet pouvait être à la fois simple, esthétique, fonctionnel et accessible au plus grand nombre : c’est l’idée du design, aujourd’hui omniprésente. Cependant des critiques se sont fait entendre, en disant que l’esthétique était froid voir inhumain à cause de l’épuration. Les ambitions économiques dans le design du Bauhaus n’ont pas été atteintes notamment dû au peu de commande à cause du contexte économique de l’époque

 

 

AR03 – LOPES AURELIE

Contexte :

De nos jours de plus en plus de choses sont automatisées. La présence de robots (au sens large) dans nos cuisines, nos industries est une chose acquise. En sera-il de même plus tard avec les robots androïdes, ceux dont l’apparence est semblable à celle des humains ? Notre étude montrera de possibles immersions des robots dans notre vie quotidienne à travers le design et l’art. Nous étudierons principalement des travaux de l’ingénieur Hiroshi Ishiguro pour ensuite élargir au cercle du 7e art.

Présentation d’Hiroshi Ishiguro :

H.Ishiguro est un ingénieur Japonais complet. Diplomé d’informatique en 1986 à l’Université de Yamanashi, il poursuivra ses études à Osaka où il fera un doctorat en physique puis sera diplômé en 1992 des sciences de l’ingénieur et des systèmes mécaniques. Cette formation complexe, complète et variée va amener Hiroshi Ishiguro à être actuellement directeur du Laboratoire de Robotique Intelligente à l’université d’Osaka.

Le but premier des recherches sur l’homme d’Hiroshi Ishiguro, sera de montrer qu’il n’existe pas de nature humaine et qu’ainsi un être peut être remplacé par un robot que l’on aurait bien codé. L’auto-apprentissage de nouveaux caractères par un robot (un robot intelligent et apprenant) peut être considéré comme un but ultime, du moins c’est vers cette pensée que allons dans cet article. Voici un lien vers un extrait d’iRobot où Sony apprend par lui-même à cligner des yeux, un caractère humain inconnu pour lui jusqu’à ce moment.

Nous allons vous présenter quelques travaux de ce laboratoire et voir si l’on peut considérer que certains sont à la fois l’œuvre d’un corps ingénieural comme d’un corps artistique.

Etude de ces travaux :

Le télénoïde :

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Doté de 2 caméras, 2 microphones, d’une batterie et de moteur, ce robot est là pour permettre d’avoir une conversation à distance avec un humain. Le but du télénoïde est d’apporter une présence physique qui simule les gestes de l’interlocuteur, bouge les lèvres en fonction des propos à dire,… C’est un skype mais d’une autre façon, on a un robot qui « interagit » avec nous, devant nous.

Sa présence dans notre étude est liée à son design minimaliste. Il est censé représenté les traits essentiels de l’être humain, c’est à dire son visage et son tronc. Le télénoïde n’a pas de bras, pas de jambes, est asexué, n’a pas d’âge et mesure entre 50 et 80cm.

Le but de ce design particulier et de rendre l’objet « soft and pleasant ». Il doit pouvoir entrer facilement dans notre vie quotidienne, sa taille permet que l’on ne soit pas (ou moins) dérangé par sa présence en opposition à un grand robot du même aspect. Ses formes élémentaires nous permettent de l’identifier très facilement avec n’importe quelle personne à qui on serait en train de parler par son intermédiaire.

Voici une vidéo qui présente un cours donné à distance, cette vidéo sert aussi à promouvoir le produit :

Une version portable du produit, l’elfoïde, est disponible et a pour but d’améliorer nos échanges téléphoniques par cette présence donnée par l’elfoïde.

Les androïdes :

Ces robots aux apparences humaines, issu du monde scientifiques ont désormais un rôle croissant dans le monde artistique et « bouleverse » certaines relations.

Le 27 Novembre 2014, à l’Espace Jean-Legendre de Compiègne, s’est tenue une représentation de la métamorphose de Kafka : version androïde. La pièce en elle-même est centrée sur les robots. En effet Gregor Samsa, un enfant, se métamorphose en androïde ! Le caractère exceptionnel de la représentation proposée par Oriza Hirata est que le personnage principal (Gregor Samsa) est réellement joué par un androïde, une première en son genre.

Ici l’androïde est au cœur du problème et de la pièce. La construction de la représentation artistique s’est faite avec des interactions constantes entre le metteur en scène, l’ingénieur (H.Ishiguro), les acteurs et la pièce elle-même !

Ainsi Repliee S1, l’androïde sur scène, a pris la place d’un acteur principal sur scène se qui le rapproche du monde artistique !

Ce n’est pas la seule pièce où un robot est actif sur scène, joue un rôle, on peut aussi citer Sayonara version androïde.

Les androïdes : cas particuliers des géminoïdes

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Les géminoïdes sont des androïdes pourvus d’une apparence humaine. Ishiguro a décidé de donner son apparence au premier géminoïde.

Le fait de donner son apparence à son œuvre apparaît ainsi tel un autoportrait. On peut alors faire le parallèle avec De Vinci grâce à leurs profils assez semblables, d’ingénieur et d’artiste.

Il est intéressant de voir l’évolution de l’autoportrait : De Vinci s’est représenté à l’aide d’un simple crayon alors qu’Ishiguro a utilisé un panel de nouvelles technologies pour créer son œuvre. Mais au final, la fonction principale de l’autoportrait n’a pas bougé. Cependant, le géminoïde permet de laisser une trace plus précise grâce à des expressions, des traits de visage beaucoup plus clairs et avant tout, en relief.

Cette notion de relief on peut aussi la retrouver dans les sculptures. Mais comme les portaits, les sculptures ne permettent pas de garder une gestuelle propre au modèle. Ce que les géminoïdes parviennent à faire.

Les Robots au cinéma :

 

I-Robot :

Dans ce film de 2004 réalisé par Alex Proyas, les robots font partis du quotidien des humains. Cependant, ils ne sont pas encore leur égal. En effet, les robots doivent obéir aux humains selon 3 lois :

-Première loi : un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.

-Deuxième loi : un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la première loi.

-Troisième loi : un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’est en contradiction ni avec la première ni avec la deuxième loi.

Mais Sony, un nouveau robot, va se démarquer de ses lois et chercher à se comporter comme un humain. Il va notamment essayer d’apprivoiser des caractères propres aux humains (ex : clin d’œil)

Ce film au très grand succès a permis de familiariser le grand public avec les robots.

Wall-E :

 

WALL-E est un film d’animation américain, signé par les studios Pixar, réalisé par Andrew Stanton et sorti sur les écrans en 2008. Le film, qui se place dans le futur, suit l’histoire d’un robot nommé WALL-E, conçu pour nettoyer la Terre de ses déchets. Celui-ci va tomber amoureux d’un autre robot, nommée EVE, et la suivre dans l’espace pour une aventure qui va changer le destin de l’humanité.

Ce film permet de toucher le jeune publique déjà baigné dans un monde plus connecté. Cette « génération née avec l’informatique » sera certainement plus en mesure d’accepter l’idée de vivre avec des robots que les précedentes.

Guillaume Dendievel & Alexis Madamour

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